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Haaland ou Messi: les héros façonnent-ils notre destin collectif?

Derrière le théâtre de la Coupe du Monde, se joue une autre partie infiniment plus subtile: celle de notre attention portée sur un champion plutôt qu’un autre. Car derrière chaque joueur se dessine un imaginaire, une manière d'habiter le monde, un ensemble de valeurs que nous choisissons, consciemment ou non, de nourrir. À travers les figures opposées du Norvégien Herling Haaland et de l'Argentin Lionel Messi, cet article propose moins une comparaison entre deux footballeurs qu'une réflexion sur deux égrégores majeurs qui traversent notre époque et sur la liberté qui demeure la nôtre: celle de choisir les modèles qui inspirent notre propre existence et notre avenir.



Nous pouvons appartenir à des cultures, des religions, des langues et des systèmes politiques radicalement différents, mais nous partageons tous le même besoin de nous reconnaître dans des figures qui nous dépassent. Chaque civilisation élève ses héros ou des archétypes puissants. Les Grecs avaient Achille et Ulysse. Les peuples nordiques célébraient leurs grands navigateurs ou des figures légendaires comme Odin ou Thor. Les traditions africaines honorent les Anciens. Les Amérindiens transmettaient les récits des passeurs de sagesse. Aujourd'hui, nos héros portent surtout un maillot de football ou un dossard olympique.


Entre Herling Haaland, meilleur buteur de l'histoire de la sélection norvégienne, éliminé en quart de final, et Lionel Messi, ce ne sont pas seulement deux héros du football qui se dessinent, mais deux lignes de temps offertes à notre regard: l’une nourrie de fraternité, de maîtrise et de noblesse, l’autre traversée par les vertiges du pouvoir, de l’argent et de l’hypercélébrité. À chacun de choisir celle qu’il souhaite alimenter, car ce que nous admirons finit toujours, peu à peu, par façonner le monde que nous habitons.


Car l'être humain n'imite pas seulement des gestes, mais des façons d'être. Nous ne reproduisons pas uniquement les dribbles d'un champion dans une cour d'école; nous intériorisons également, parfois à notre insu, la manière dont il traite ses adversaires, ses partenaires, les arbitres, les supporters, la célébrité, l'argent ou le pouvoir. Chaque figure publique diffuse ainsi bien davantage qu'une performance. Elle rayonne une certaine qualité de présence au monde.


Erling Haaland ou l'émergence d'une nouvelle masculinité

Dans un monde où l'on confond souvent la puissance avec la domination, le succès avec l'accumulation et l'autorité avec l'intimidation, Erling Haaland est un véritable outsider. Bien sûr, il y a le phénomène sportif. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Du haut de ses 1,95 mètre, les records tombent avec une régularité presque déconcertante. À chacune de ses accélérations, à chacun de ses appels, il donne parfois l'impression de défier les lois de la physique. Pourtant, si le jeune Norvégien de 25 ans seulement est devenu un phénomène mondial, ce n'est peut-être pas uniquement parce qu'il marque des buts. C'est aussi parce qu'il raconte, presque malgré lui, une autre manière d'être un homme.

À mesure que l'on parcourt les témoignages de ses entraîneurs, de ses coéquipiers, de ses adversaires ou de ceux qui l'ont vu grandir dans la petite ville de Bryne, un portrait bien différent de celui que fabriquent souvent les industries du spectacle se dessine. Tous évoquent une même qualité: une étonnante simplicité. Guardiola parle d'un joueur obsédé par le progrès plus que par la gloire. Ses partenaires décrivent un homme capable de plaisanter avec le plus jeune joueur du vestiaire comme avec le jardinier du centre d'entraînement. Les journalistes norvégiens soulignent régulièrement qu'il n'a jamais rompu le lien avec ses racines. Dans un univers où la célébrité construit souvent des forteresses, Haaland semble continuer à marcher les bras ouverts. Sur une vidéo, contrairement à ses coéquipiers que l'on voit jeter leur veste à terre, au pied d'un membre du staff, Haaland la lui remet en main propre. Le collègue en est tellement surpris et touché qu'il lui tape la main sur le dos en signe de remerciement.


D'autres vidéos devenues virales témoignent d'un être habité d'une bonté hors norme et que la célébrité n'a pas corrompue. Là où beaucoup de stars traversent les foules escortées par une armée de gardes du corps, le Norvégien ralentit spontanément son pas lorsqu'un enfant l'appelle ou lui court dans les bras. Il signe des maillots, échange quelques mots, rit avec des supporters dont il ne connaît pas le nom.


Ceux qui le connaissent rappellent aussi combien son quotidien est éloigné des clichés qui entourent les vedettes du football. Son rapport presque monastique au sommeil, son attention méticuleuse à une alimentation saine, son goût pour les bains froids, sa discipline d'entraînement ou encore son intérêt pour les techniques de récupération ont souvent été présentés comme les secrets de ses performances.


Herling est aussi régulièrement photographié en train de méditer sur la pelouse des matchs. Il privilégie les produits locaux, les aliments peu transformés et une relation presque sacrée à son corps. Dans le sillage des traditions anciennes, il ne considère pas son corps comme une machine à exploiter mais comme un temple à entretenir, un instrument confié pour accomplir une œuvre. Que cette intuition soit spirituelle, philosophique ou simplement hygiéniste importe finalement assez peu. Elle traduit une relation au vivant fondée sur l'écoute et le respect plutôt que sur la prédation.



Cette cohérence intérieure transparaît jusque dans son rapport à l'argent. Les sommes qui entourent aujourd'hui le football professionnel donnent parfois le vertige. Les contrats se comptent en dizaines de millions, les transferts en centaines de millions, tandis que les joueurs deviennent des marques mondiales. Haaland n'échappe évidemment pas à cette économie. Il en est même l'un des principaux acteurs. Pourtant, plusieurs gestes accomplis loin des projecteurs racontent une autre hiérarchie des valeurs.


Avec son père, Alf-Inge Haaland, il a acquis un exemplaire exceptionnel de la Heimskringla, la célèbre chronique des rois de Norvège rédigée par Snorri Sturluson, dans une édition datant de la fin du XVIᵉ siècle. Plutôt que de conserver ce trésor historique dans une collection privée, ils ont choisi d'en faire don à la bibliothèque de Bryne, la ville où Erling a grandi, afin que chacun puisse y avoir accès. Dans une époque où les objets rares deviennent souvent des placements financiers, ce geste dit quelque chose d'essentiel: la transmission vaut davantage que la possession.



Il est difficile de ne pas y voir l'expression d'une culture profondément enracinée. Car la Norvège n'est pas seulement le pays des fjords et des aurores boréales. C'est aussi une société qui a fait de la confiance un véritable patrimoine collectif. Le philosophe norvégien Lars Svendsen rappelle que les pays scandinaves comptent parmi ceux où le niveau de confiance entre citoyens est le plus élevé au monde. Cette confiance ne naît pas du hasard. Elle s'enracine dans une longue histoire où la parole donnée, la responsabilité individuelle et le souci du bien commun occupent une place centrale.


On réduit souvent les Vikings à l'image de guerriers barbares surgissant de la mer, hache à la main. Cette représentation, entretenue par le cinéma et les séries télévisées, occulte pourtant une réalité bien plus riche. Les grandes sagas islandaises racontent certes des combats, mais elles parlent surtout d'honneur, de fidélité, de courage face à l'adversité, de respect des engagements et d'une relation presque sacrée avec les forces de la nature. Le chef idéal n'est pas celui qui inspire la peur, mais celui dont la droiture donne envie d'être suivie.


Il serait évidemment abusif de faire de Haaland l'héritier conscient de cette tradition. Pourtant, il semble en incarner spontanément certains traits: une force qui n'a pas besoin de s'exhiber, une confiance qui ne cherche pas à écraser l'autre, une réussite qui demeure reliée à la communauté dont elle est issue.


La "Bromance" dont tout le monde parle Cette impression s'est renforcée au fil des images montrant sa complicité avec le footballeur international Jude Bellingham. Il avait été révélé très jeune à Birmingham City, avant de rejoindre le Borussia Dortmund, où il a connu Erling Haaland. Leur complicité est née à cette époque et s’est prolongée malgré leur départ dans deux clubs rivaux au sommet du football européen. Les réseaux sociaux ont rapidement parlé de «bromance», une contraction entre «brother» et «romance». Le mot prête à sourire. Il révèle pourtant une évolution culturelle encourageant.


Pendant des siècles, la masculinité occidentale s'est construite sur la retenue émotionnelle. Deux hommes pouvaient combattre côte à côte, mais difficilement exprimer leur affection sans craindre d'être jugés. Bien que tous deux en couples avec des femmes, leurs accolades répétées, leurs éclats de rire, leurs regards complices racontent autre chose. Ils montrent qu'il est possible d'être profondément viril sans renoncer à la tendresse, puissant sans devenir dominateur, compétiteur sans transformer chaque relation en rapport de force.



Cette nouvelle masculinité n'efface pas les qualités traditionnellement associées au masculin. L'autorité cesse d'être une prise de pouvoir pour devenir une capacité à rester digne. La force protège au lieu d'écraser. L'ambition ne consiste plus à être au-dessus des autres mais à donner le meilleur de soi-même au service d'une œuvre qui dépasse l'individu. Peut-être est-ce précisément cette cohérence qui explique l'élan populaire observé en Norvège, notamment au retour du héros, après la défaite de son équipe face à l’Angleterre.


La Norvège, ou la victoire d'un esprit avant celle d'une équipe

Plus de 90 000 personnes étaient descendues dans les rues de la capitale pour accueillir leur équipe nationale après un parcours historique. Pourtant, la Norvège venait d'être éliminée en quart de finale. Dans bien d'autres pays, une telle issue aurait laissé place aux regrets, aux analyses acerbes ou à la recherche de responsables. Rien de tel ici. Les joueurs furent accueillis comme des héros, non parce qu'ils avaient tout gagné, mais parce qu'ils avaient incarné quelque chose de plus grand qu'eux-mêmes: une manière d'être ensemble.


Le moment le plus marquant ne fut ni un discours officiel, ni un feu d'artifice. Ce fut ce désormais célèbre «Viking Row», ce geste inspiré de l'aviron où des milliers de bras se balancent à l'unisson comme pour faire avancer un même navire. En quelques jours, ce mouvement est devenu un symbole national. On l'a vu repris par des enfants dans les écoles, des familles sur les places publiques, des soldats, des pilotes de chasse, des rameurs, des élus et même des membres de la famille royale. Erling Haaland lui-même résumait ce phénomène en quelques mots d'une étonnante simplicité: «C'est plus grand que le football.»


Lorsqu'un geste sportif devient un langage partagé par tout un peuple, ce n'est plus le football qui est célébré, mais le besoin d’appartenance. C'est le sentiment d'avancer ensemble dans une même direction. C'est cette capacité, devenue si rare dans nos sociétés fragmentées, à faire corps autour d'une joie commune plutôt qu'autour d'une peur ou d'un ennemi; une joie qui ne repose pas sur la victoire d’un pays sur un autre, mais sur le sentiment de communion collective intérieure. Par ce geste, des dizaines de millions de personnes reconnaissent, consciemment ou non, un ensemble de valeurs dans lequel elles se retrouvent.



Le mouvement de l'aviron est d'ailleurs une magnifique métaphore. Dans une embarcation, aucun rameur ne progresse seul. Si chacun tire dans une direction différente, le bateau tourne sur lui-même. Si tous synchronisent leur effort, l'embarcation glisse avec une étonnante fluidité. N'est-ce pas là, finalement, l'image dont nos sociétés ont le plus besoin?

À une époque saturée de discours sur la compétition, l'individualisme et la réussite personnelle, la Norvège nous rappelle qu'il existe une autre manière d'avancer: ramer ensemble, dans le même sens, au rythme d'un souffle commun.


Lionel Messi, le côté obscur de la force

À l'autre extrémité du terrain médiatique se dresse une figure moins facile à aimer. Lionel Messi demeure, à juste titre, l'un des plus grands footballeurs de tous les temps. Pourtant, derrière cette carrière hors norme, une autre réalité s'est imposée. Au fil des années, plusieurs épisodes sont venus fissurer l'image presque immaculée que lui avaient construite les médias. En 2016, la justice espagnole l'a reconnu coupable, avec son père Jorge Messi, d'avoir dissimulé plusieurs millions d'euros de revenus issus de ses droits à l'image au moyen de sociétés écrans établies dans des paradis fiscaux. Le joueur a toujours expliqué qu'il s'était entièrement reposé sur les conseils de son entourage financier, mais cette condamnation pour fraude fiscale a durablement terni son image publique.



Sur les terrains également, le champion argentin a parfois laissé apparaître un visage plus impulsif que ne le suggère sa réputation d'homme réservé. Les archives du football rappellent plusieurs gestes d'agacement ou d'énervement: un crachat sur un adversaire lors d'un match contre Malaga, des altercations verbales avec des arbitres ou encore son célèbre «Qué mirás, bobo?» (Tu regardes quoi, abruti?» lancé au Néerlandais Wout Weghorst au soir de la Coupe du monde 2022, devenu en quelques heures un slogan repris sur des millions de réseaux sociaux. En 2019, après son expulsion lors de la Copa América, il alla jusqu'à dénoncer publiquement une supposée «corruption» de la Confédération sud-américaine, estimant que tout était fait pour favoriser le Brésil.


Plus récemment, sa tournée asiatique avec l'Inter Miami a suscité une vive polémique. Resté sur le banc lors d'un match de gala à Hong Kong devant des dizaines de milliers de spectateurs venus principalement pour le voir, Messi invoqua une blessure. Mais lorsqu'il disputa quelques minutes seulement trois jours plus tard au Japon, une partie du public hongkongais s'est senti trahie. L'affaire a d'ailleurs rapidement pris une dimension diplomatique, entraînant des excuses publiques, des remboursements partiels des billets, puis l'annulation d'un match prévu en Chine pour la sélection argentine.


Il ne s'agit évidemment pas de réduire Lionel Messi à ces controverses. Comme tout être humain, il demeure un homme traversé par ses forces et ses fragilités. Mais ces épisodes illustrent une autre manière d'habiter la célébrité. Lorsque l'image devient une industrie mondiale, que les contrats publicitaires représentent des centaines de millions d'euros et que chaque apparition publique déplace des foules immenses, le risque est grand que le champion cesse progressivement d'incarner une communauté pour devenir une marque.


L'attaquant brésilien Rodrygo dénonce des insultes racistes de Messi sur les réseaux sociaux après le match contre l'Argentine.
L'attaquant brésilien Rodrygo dénonce des insultes racistes de Messi sur les réseaux sociaux après le match contre l'Argentine.

Ce n'est plus alors seulement un homme que l'on admire, mais un symbole économique, médiatique et politique dont chaque geste est disséqué, contesté ou récupéré. Il en est de même pour Christiano Ronaldo ou Maradona qui restera sans doute l'une des plus puissantes figures tragiques du football moderne. En lui cohabitaient deux hommes: celui qui faisait lever les foules par un talent que beaucoup considèrent encore comme inégalé, et celui qui, hors du terrain, s'enfonçait dans les addictions, les excès et les transgressions. Son histoire rappelle que le génie n'immunise ni contre les failles humaines ni contre les dérives de l'ego. Mais à ce niveau de célébrité, les héros ont une responsabilité, voire le devoir de donner l’exemple.


En résumé, Herling et Messi ne sont finalement que les révélateurs de deux imaginaires collectifs: l'un davantage tourné vers la proximité, la transmission et la fraternité, l'autre vers l'hypercélébrité, l'économie du spectacle et les tensions qu'elle engendre.

Deux hommes, deux avenirs possibles

Au fond, Haaland et Messi ne sont peut-être pas seulement deux champions que tout oppose par leur stature, leur histoire ou leur comportement. Ils deviennent, sous nos yeux, les figures symboliques de deux humanités qui semblent aujourd’hui s’éloigner l’une de l’autre. La première cherche encore à vivre en accord avec les lois du vivant, à respecter les rythmes du corps, la parole donnée, la fraternité, la mesure et cette voix intérieure que certains nomment l’âme. La seconde se laisse davantage happer par les vertiges de la puissance, de l’argent, de la gloire et de l’ego, jusqu’à confondre parfois la réussite avec la domination et la liberté avec la capacité d’imposer sa volonté.


Il serait pourtant trop facile de croire que ces deux mondes se partagent proprement entre les bons et les mauvais, les éveillés et les égarés. Chacun de nous porte en lui ces deux courants, ces deux manières de répondre à la vie. Nous sommes tous tissés de fils blancs et de fils noirs, comme ces étoffes à damiers que l’on drape autour des temples et des arbres sacrés à Bali pour rappeler que l’ombre et la lumière ne cessent de se côtoyer. Certains jours, nous avançons guidés par ce qu’il y a de plus vaste en nous; d’autres fois, nous retombons dans les réflexes de peur, de contrôle, de comparaison ou de conquête.


Et si le véritable cadeau de l’existence résidait précisément là? Non pas dans l’illusion d’un monde sans dualité, mais dans la possibilité, à chaque instant, de choisir la réalité que nous souhaitons nourrir. Car le vrai luxe sur Terre n’est peut-être ni la fortune, ni la célébrité, ni le pouvoir sur les autres. Il est de disposer encore de son libre arbitre, de pouvoir orienter son regard, ses pensées, ses gestes et son énergie vers la ligne de temps que l’on désire voir grandir.


Nous ne choisissons pas toujours les événements qui se présentent à nous, mais nous pouvons choisir l’esprit avec lequel nous les traversons. Nous pouvons décider quelle humanité nous renforçons par notre admiration, nos paroles, nos actes et nos renoncements. Celle qui exploite ou celle qui protège. Celle qui divise ou celle qui rassemble. Celle qui se nourrit de prédation ou celle qui s’accorde au souffle du vivant.


Peut-être est-ce là que se joue la véritable Coupe du Monde: non dans un stade, mais dans l’espace invisible de nos consciences. Chaque jour, nous votons pour un monde. Chaque regard posé, chaque valeur célébrée, chaque modèle offert aux générations suivantes contribue à dessiner l’univers que nous habitons. Et tant que cette liberté demeure, tant que nous pouvons encore choisir entre l’ego qui sépare et l’âme qui relie, rien n’est jamais tout à fait perdu.




 
 
 

5 commentaires

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Invité
20 juil.

Merci pour cette magnifique réflexion et ce très bel article... inspirant à plus d'un titre....

effectivement, nos projections pèsent lourd, très lourd, mais qu'il est parfois long et difficile le chemin pour accepter le miroir que la Vie nous tend...

mais oh combien il est salvateur d'oser regarder le reflet qu'il nous renvoie... !

De tout coeur grand Merci !

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suzette.s
20 juil.

Très bel article, merci!

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Merci chère et adorée Suzette! Je vous renvoie vos compliments! Je me régale de vos pétillants et pertinents "grains de sable" chaque semaine! Merci de votre clairvoyance et de vos chroniques tellement justes!

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Au delà de l'écran de nos yeux ......au delà de l'écran de nos oreilles .....au delà .... faut il avoir vécu dans l'écran pour voir enfin qu'il existe et que l'on a la possibilité de le laisser partir ??? Faut il avoir conscience de la possibilité d'un champ tellement plus immense qu'un écran géant afin d'ouvrir à l'éphémère vérité tronquée de l'écran fabriqué et de s'asseoir enfin au milieu du cercle de l'écran de la vraie vie présente et éternelle .. que les hommes masculins nous montrent qu'ils aiment l'écran de la vie sur l'écran minuscule du temps passager... que les humains féminins ouvrent à leur désir d'honorer ce masculin qui respecte la vie fidèle et permanente ... la seu…

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🙏

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