Résilience: du deuil à une marche des chevaux pour le pardon
- Isabelle Alexandrine Bourgeois

- 3 juil.
- 2 min de lecture
Peut-on transformer une tragédie personnelle en un formidable élan d'espérance? À Genève, la Marche des Chevaux pour un pardon mondial a apporté une réponse aussi bouleversante qu'inspirante. Dans ce nouveau reportage, je vous emmène à la rencontre d'Arlette Agassis, une femme qui a choisi de faire de son plus grand chagrin un cadeau pour tout le monde.
Il existe des histoires qui nous rappellent que la plus grande force de l'être humain ne réside pas dans sa capacité à éviter les épreuves, mais dans celle de les traverser sans perdre son humanité. L'histoire d'Arlette Agassis est de celles-là. Mes lecteurs réguliers la connaissent déjà. Je l'avais interviewée deux fois après le suicide de sa fille Silane le 29 août 2024.
Depuis plus de cinquante ans, elle fait partie des pionnières de l'équipédagogie (avec Fabienne Maillefer- référence en communication animale) et explore la relation profonde qui unit le cheval et l'être humain. Au fil des décennies, Arlette a accompagné des milliers de personnes confrontées à des traumatismes, des violences ou de profondes blessures intérieures, convaincue que le cheval possède cette étonnante capacité à nous ramener vers nous-mêmes, sans jugement, sans masque et sans condamnation.
En août 2024, l'impensable...
Après le suicide de sa fille, beaucoup auraient sombré dans le silence, la colère ou le désespoir. Même si Arlette Agassis a passé par tous ces états, elle a finalemement choisi un autre chemin. Celui de la résilience. Celui qui consiste à transformer une douleur intime en lumière. C'est ainsi qu'est née la Marche des Chevaux pour un pardon mondial.
L'événement a largement dépassé les frontières suisses: 27 marches ont été organisées simultanément dans 8 pays répartis sur 3 continents, notamment en Suisse, en France, en Belgique, au Canada, en Martinique, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire et au Salvador.
Les participants ont marché en silence, accompagnés des chevaux, avant de se rassembler autour d'allocutions de personnalités engagées dans la culture du pardon, comme Olivier Clerc, Robert Savoie et Marianne Sébastien, ainsi que d'un chant commun composé pour l'occasion, symbole d'une intention partagée de paix et de fraternité.
Le bilan met surtout en évidence la formidable mobilisation humaine qui a rendu cette initiative possible: des dizaines de cavaliers, des centaines de marcheurs, de nombreux bénévoles, des associations partenaires et des organisateurs locaux se sont unis autour d'un même message. Sur son site, l'association remercie l'ensemble des participants, les mécènes, les donateurs et les équipes qui ont permis la réalisation de cette première édition internationale.
Quelques mois après cet événement, je vous propose de découvrir le reportage de cette marche, comme une invitation à réfléchir à notre propre manière d'habiter le monde. Vous y rencontrerez une femme dont le courage force le respect, des bénévoles qui ont uni leurs forces pour faire naître cette magnifique initiative et des chevaux qui, sans prononcer un seul mot, semblent parfois nous enseigner les plus belles leçons de paix. Il est des sabots qui ne soulèvent pas seulement la poussière, mais éveillent aussi les consciences.


J'avais suivi la marche des chevaux il y a quelques mois, et je suis à nouveau touchée de ce contact avec les chevaux, dans une marche pour le pardon et la paix : merci, Isabelle ! Cordialement en accord, Blandine de la région lyonnaise
Félicitations