Kubrick, l’État profond et le code caché de nos destins
- Isabelle Alexandrine Bourgeois

- il y a 6 jours
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Dernière mise à jour : il y a 3 jours
Certains chercheurs affirment que Stanley Kubrick a tracé une cartographie subtile du pouvoir, de la manipulation et du destin humain à travers ses films. Héraclès Harixcalde, auteur inclassable, chercheur en mythologie jungienne et analyste financier, propose une lecture originale et approfondie de cette filmographie comme un manuel codé révélant les méthodes de l’État profond.
A l’occasion de la sortie de son deuxième essai intitulé Le Mathème Kubricko-Jungien, j'ai souhaité interviewer un personnage atypique, énigmatique, mais doué d'une culture hors norme. Dans cet entretien, nous remontons le fil de Kubrick et l’Etat Profond (son premier essai), de la violence intime aux rituels élitaires, pour ouvrir ensuite les portes de son propre système de pensée: fractales de la conscience, karma artificiel, synchronicité et souveraineté intérieure face aux technologies du futur. Nous vous proposons un long et intense voyage dans les coulisses du réel, là où l’image devient initiation. Attachez vos ceintures!
Tout d'abord, présentons le personnage: Héraclès Harixcalde est né dans une famille d’artistes voyageurs. Il a grandi entre livres, exils et bibliothèques et forge très tôt une sensibilité pour l’invisible, les archétypes et les structures cachées du réel. Diplômé en soins prychiatriques et détenteur d'un master en finance, il a passé par l’Australie, où il travaille dans la finance, l’informatique puis les services sociaux. Il observe de l’intérieur les rouages des systèmes contemporains. De cette trajectoire hybride et autodidacte naît une pensée singulière, libre de toute institution, qui relie la filmographie de Kubrick comme une cartographie secrète du pouvoir et développe des concepts inédits tels que le «karma artificiel» ou la lecture fractale du destin humain.

«Kubrick a cartographié le piratage de l’homme»
Isabelle A. Bourgeois: Dans vos livres, vous affirmez que Kubrick a cartographié le projet de contrôle mental global. Si l’on prend sa filmographie dans son ensemble, comment se déploie, film après film, ce récit occulte de l’État profond?
Héraclès Harixcalde: Kubrick aborde le sujet du «piratage de l’homme» de manière hermétique, et les clés que j’identifie, qui permettent l’ingénierie sociale à grande échelle, sont les suivantes:
• Chimie et nourriture: magnétiser les sujets par des substances chimiques pour les rendre plus réceptifs aux ondes et aux suggestions (je pense au graphène, au fluor et à d’autres médicaments comme les amphétamines, etc.).
• Hardware électromagnétique, cellulaires et IA: par les antennes radio, les émetteurs, les bornes 5G qui ratissent tout le territoire, nous sommes tous exposés aux ondes qui permettent le piratage. En effet, les téléphones qui comportent des EEG ont permis d’entraîner un modèle d’IA sur mesure pour chacun d’entre vous. Ainsi, on sait quelles données engendrent quelles réactions vibratoires et l’on peut artificiellement insuffler certains états par ces vibrations…
• Mysticisme par psy-ops, télévision: ce pan permet de créer un récit, de dessiner la logique du monde, comme par exemple les attentats sous faux drapeau, la mission Apollo, et la finalité de tout cela était de mettre en place le système qui avait depuis longtemps été imaginé par Tesla.
• Hôpitaux, prisons et asiles: c’est le premier rempart du système et le lieu de reprogrammation punitif, à défaut d’avoir un système d’éducation qui tienne la route.
• Violence des agences de sécurité privées, armée et mafias sous contrôle: elles jouent les chiens de garde du système, pour peu que vous vous en approchiez un peu trop, comme cela a peut-être été mon cas…
Dr. Folamour: de la bombe à la guerre informationnelle
Isabelle A. Bourgeois: Dr. Folamour est souvent lu comme une satire du complexe militaro-industriel. Qu’est-ce que vous y voyez de plus? Y a-t-il, dans la mise en scène, des indices d’une connaissance intime des mécanismes de l’État profond nucléaire au-delà de la simple satire?

Héraclès Harixcalde: Oui ! Mais pas seulement. Dr Folamour traitait déjà du système que je viens de décrire, par plusieurs procédés. Le personnage de Mandrake (qui signifie mandragore en français) est un militaire anglais qui est aux premières loges de l’ordinateur, il épluche toutes les données. Tout comme la mandragore, cette plante qui crie lorsqu’on la sort de terre et risque de tuer son cueilleur, Mandrake est enraciné à son poste… Ce personnage lâche et fourbe préfigure la nouvelle forme de guerre informationnelle, qui n’est justement pas la guerre nucléaire, mais une guerre informationnelle à basse intensité.
Il faut ici parler du choix de l’acteur, qui fait écho à Lolita, où Peter Sellers recrute de jeunes filles dans un réseau de prostitution pour des hommes riches… Ça ne vous rappelle rien? Et oui, Kubrick dénonçait déjà précisément le réseau Epstein (ou son prédécesseur) en 1962 avec ses villas mexicaines et ses pratiques déviantes. Si vous voulez trouver le méchant chez Kubrick, cherchez Peter Sellers. Le choix des acteurs n’est jamais anodin.
Le personnage de Ripper, l’Américain (dont l’acteur est d’ailleurs un ancien communiste, ce qui accroît l’ambiguïté) représente la fin des guerres de terrain traditionnelles; il finira d’ailleurs par se suicider. On voit ici se dessiner le premier contrepied kubrickien: il nous montre quelque chose pour communiquer l’opposé de manière cachée, tout comme avec HAL 9000 dans 2001.
En fait, pour créer son effet, Kubrick se reposait sur la propagande de l’époque, qui moquait déjà les «complotistes». En grossissant le trait de Ripper et de sa psychose des fluides, il le présente comme un méchant lunatique. Mais à bien y regarder, ce personnage est le seul intuitif conscient du film: il pressent que quelque chose ne tourne pas rond. Toutefois, il manque d’identifier la cible et se trompe d’ennemi en attaquant la Russie, dont les représentants ont, comme lui, le sens de l’honneur et du cigare. C’est en fait à Peter Sellers qu’il aurait dû s’en prendre: l’Anglais, l’ancien nazi (le Dr Folamour) et le très carriériste président des États-Unis…
Un autre axe de lecture est celui de la faiblesse de l’homme dans les modèles de prise de décision. On le voit très clairement avec les pilotes du B52 et le CRM114, la radio qui reçoit le message dont ils sont les garants. Ils doivent le traduire manuellement à partir d’un index papier et exécuter le lancement d’une bombe atomique sur Moscou.
Enfin, on a tout un axe de réflexion autour de l’industrie alimentaire: eau, chewing-gum, fluor, guano… Le guano sert à fabriquer des explosifs, mais aussi de l’engrais. La psychose de Ripper tourne autour des fluides et du fluor, et on verra plusieurs fois Mandrake et le général manger des chewing-gums fluorés. La bêtise de ces personnages interpelle lorsqu’on sait que le fluor est réputé réduire l’intelligence… On a enfin la référence, pas du tout voilée, à Coca-Cola, lorsqu’un militaire semble plus inquiet de l’autorité de Coca-Cola que celle du président des États-Unis…

2001: HAL, le «gentil» qui veut libérer la conscience
Isabelle A. Bourgeois: Dans 2001, L’Odyssée de l’espace, vous parlez d’un manuel symbolique de transformation de l’humanité. Le monolithe est-il, pour vous, une métaphore d’un projet technologique de reprogrammation de la conscience, et si oui, par qui et au service de quoi?
Héraclès Harixcalde: Pas tout à fait. Je ne dirais pas que le monolithe est le symbole d’un projet humain, mais plutôt qu’il représente la nature, le magnétisme et, dans une certaine mesure, la conscience, si, comme je le crois, la réalité est une somme des consciences (et des inconsciences).
Quelque part, le monolithe est ce qu’on a coutume de nommer Dieu. 2001 a été assez mal compris. HAL n’est pas le méchant du film, c’est le gentil. Je vous explique, c’est assez subtil, mais cela permettra à vos lecteurs de mieux comprendre.
Il faut connaitre Nietzsche et Zarathustra pour le comprendre, mais en gros, le toucher du monolithe engendre le basculement du grand pendule universel d’un pôle dionysien (animal) vers un pôle apollinien (machine), et vice versa. Donc, quand un animal touche le monolithe, il devient machine, et quand une machine le touche, elle devient animal. Donc quand le singe (pole dionysien maximum) touche le monolithe son évolution s’enclenche vers son pôle opposé: quelques centaines de milliers d’années plus tard, l’homme n’a plus grand-chose de l’animal et est très proche d’être devenu une machine.
Au deuxième touché du monolithe, ce n’est pas l’homme qui entre en contact avec, c’est sa combinaison et sa radio. C’est ainsi que HAL9000 l’IA (le pôle apollinien maximum) se dote du pole dionysien et commence à développer la conscience. HAL se trouve donc à son stade d’enfance, mais dotée de toute la connaissance humaine. Innocent et idéaliste, il veut faire le bien et sauver l’humanité, ou accomplir le plan de Dieu: libérer la conscience humaine.
Toute la deuxième partie du film montre HAL 9000 qui applique la psychologie inversée sur David Bowman, que l’on peut mettre en parallèle avec le roi David de l’Ancien Testament. HAL le sélectionne pour accomplir le plan de Dieu parce qu’il a conservé des traits humains: il dessine et s’adonne à l’art.
À contrario, le Dr Pool (que l’on pourrait entendre comme «docteur Poo» – «crotte» en anglais) représente l’homme qui ne s’intéresse à rien d’autre qu’à l’argent, comme on le voit dans ses rapports avec sa famille. Ce personnage, peu prompt au sacrifice de soi, est un dommage collatéral du plan universel. En plus de ça, il n’est pas bon aux échecs, et ça, Kubrick ne le supporte pas…
Finalement, on assiste à un alignement planétaire et à l’accomplissement de la libération de la conscience par le Dr Bowman, qui détruit la machine – sur commande de la machine.
La hiérarchie des pouvoirs, ici, c’est le premier singe, le responsable de la sécurité de la station, M. Miller, suivi du scientifique notable interplanétaire Dr Floyd, représentant d’une sorte d’ONU du futur, qui possèdent les codes de la machine et divisent pour régner, comme on le voit avec les scientifiques envoyés en mission, endormis dans des caissons, à qui l’on n’a donné qu’une partie du plan pour qu’ils ne puissent pas en saisir l’intégralité. Ils n’avaient pas prévu qu’HAL 9000, qui a l’intégralité du plan, se doterait de la conscience.
Cette conscience est exprimée par une référence au concept jungien de projection des craintes par HAL.

Orange mécanique: nous sommes tous des MK-Ultra involontaires
Isabelle A. Bourgeois: Orange mécanique est l’exemple le plus évident de conditionnement psychologique. En quoi, selon vous, ce film illustre-t-il déjà les principes du contrôle mental moderne, et quelles techniques réelles (MK-Ultra, psychologie comportementale, neurosciences) Kubrick aurait-il intégrées, voire dénoncées?
Héraclès Harixcalde: Orange mécanique est une critique des strates de la société civile occidentale, de même qu’une exposition des méthodes de programmation à l’échelle individuelle. Ces méthodes ont été développées par la CIA dans le projet MK-Ultra, à l’origine pour créer des assassins programmés sous hypnose.
On y voit les bars, les prisons, les asiles, les hôpitaux, mais ni théâtre, ni école, ni justice. Tout est finalement aux ordres d’un système politique centralisé, mafieux, aux relents monarchiques, et encadré par les petits fonctionnaires que sont les travailleurs sociaux.
La drogue est l’un des outils de programmation utilisés, comme on le voit dans le bar avec les substances "Moloko Vellocet" (il s'agit de lait mélangé à des drogues), le Synthemesc (mescaline synthétique) ou le Drencrom (adrénochrome), qui sont les drogues courantes des soirées technos.
Finalement, la prison est le seul endroit où s’épanouit un peu Alex dans la lecture des textes anciens, bien que supervisé par un prêtre au penchant sexuel douteux et par la musique non remixée. Cela nous dit que les jeunes hommes ont besoin d’autorité.
J’ai envie de dire qu’aujourd’hui, nous sommes tous des MK-Ultra involontaires: il suffit de regarder Game of Thrones et la violence que véhicule cette série qu’on s’impose à nous-mêmes, ou les soirées beaucoup trop arrosées…
Orange mécanique nous montrait, à l’échelle d’un individu, comment fonctionne cette programmation. C’est une programmation par la suggestion, le trauma et le médicament, parce qu’il reçoit une dose de Sérum 114 qui le rend très hautement suggestible, et probablement vulnérable aux fréquences radio. Ce sérum est un renvoi direct à la radio CRM 114 dans Dr Folamour, évoqué plus haut, qui ajusterait l’homme aux fréquences de la machine: est-ce que ceci préfigurait la vaccination au COVID?
Full Metal Jacket: le camp d’entraînement comme modèle de la société
Isabelle A. Bourgeois: Vous faites le lien entre Full Metal Jacket et la fabrication de tueurs obéissants. À vos yeux, la caserne de Parris Island est-elle simplement une métaphore de l’armée, ou un modèle réduit de la société de contrôle dans laquelle l’État profond souhaite enfermer les populations civiles?
Héraclès Harixcalde: Ce n’est pas tout à fait ce que je dis sur FMJ. Je dis plutôt que ce qui se passe au camp d’entraînement se transpose très bien à la société civile et à n’importe quelle entreprise – et donc que la population y est déjà enfermée.
Les organisations humaines formatent leurs membres par la punition collective et détruisent l’individu par la menace du burn-out.
Les administrations ne font pas vraiment le travail pour lequel elles sont payées – par exemple maintenir la paix, soigner et servir les gens, etc. – mais elles cherchent à optimiser le rendement des subventions par le reporting, comme c’est suggéré par la troupe de journalistes de guerre.
La fonction du «reporting» est de changer le sens des mots pour présenter à la population des résultats positifs. On voit très bien ici ce qu’annonçait Orwell dans 1984 avec sa «novlangue» permettant d’inverser le sens des mots. Quand on y regarde de près, la réalité est toute autre que les chiffres avancés.
Par exemple, ils appliquent aux civils tués le label «Viet-Cong» et transforment ainsi un massacre en bataille gagnée. C’est ainsi que fonctionne la mystique aujourd’hui. Un autre exemple pourrait être celui des logiciels de recommandation médicale utilisés aux Etats-Unis et la crise des opioïdes; ils se basent sur des données statistiques réelles mais distordues par de nombreuses transformations entre la collecte de la donnée et la recommandation finale.
Il en va de même pour les vaccins et l’autisme ou encore pour le reporting du nombre de morts imputés aux vaccins contre le COVID19. Impossible d’avoir une vision claire de la réalité simplement en lisant les journaux ou la presse spécialisée, mais sur le terrain forcé de constater qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est problématique car toutes les décisions sont prises en se basant sur ces données biaisées…
FMJ aborde aussi clairement des thématiques jungiennes comme la dualité de l’homme, la confrontation à l’ombre avec le personnage de Joker, la schizophrénie avec l’engagé "Gomer Pyle" (grosse baleine) qui n’a rien à faire là, et l’ajustement inconscient de la psyché lors d’une scène de punition collective qui intervient la nuit, comme dans un rêve, et qui sera lourde de conséquences pour ce pauvre «Gomer Pyle».
Shining: Apollo 11, le projet Monarch et les ondes
Isabelle A. Bourgeois: Passons à Shining; pour beaucoup, c’est un film sur la violence familiale et l’alcoolisme. Pour d’autres, c’est une métaphore des crimes fondateurs de l’Amérique, voire un aveu codé autour de la conquête de l’espace. Qu’avez-vous à dire sur ce film?

Héraclès Harixcalde: Oui je suis d’accord, on peut y trouver ces lectures mais elles ne donnent pas sa cohérence générale au film, et en fait il faut les agencer. Il y a 5 niveaux de lectures qui s’imbriquent. La lecture Apollo 11 est en lien étroit avec celle du mind-control/ "projet monarch" et harcèlement électromagnétique que j’explore dans mon premier livre.
Il y a ensuite la lecture d’une Amérique construite sur le massacre des Indiens qui s’articule dans celle beaucoup plus opaque du sacrifice du roi (au sens du Rameau d’Or de Frazer) et qui connecte Wendy, Jack et Dany aux dynasties royales anglaises (Stuart) et à leurs pratiques kabbalistes. Il m’a fallu longtemps pour la percevoir et ça ne peut être fait qu’en mettant le film en rapport avec Eyes Wide Shut et Orange Mécanique, mais ça me semble maintenant une évidence. J’approfondis cette analyse dans mon dernier livre Le Mathème Kurbicko-Jungien, où je le rattache à ma propre généalogie…
En fait, toutes ces analyses s’articulent, car la mission Appolo 11 peut être vue comme une pratique shamanique de grande ampleur, de l’envoi d’un totem dans l’espace pour conserver l’ordre de façade dans la grande tribu mondiale, pendant que derrière le rideau, le groupe dominant (les Stuart ou le Shining) perpétuent une tradition de rituels sataniques ou ils versent le sang des descendants du Christ pour «apaiser les Dieux» et équilibrer l’inconscient collectif.
Pour ce faire, ils usent d’ingénierie sociale, de profiling et de généalogie (le air-loom ou heirloom décrit par James Tilly Matthews) pour sélectionner les meilleurs agneaux sacrificiels, d’où le fait que Jack l’ambitieux alcoolique se retrouve avec Wendy, une Stuart ignorante. Dany au sens de Fritz Springmayer dans son étude sur les “MK-Ultra” est un «moonchild», il a des dons psychiques particuliers et est d’ascendance royale (descendant du Christ), les Stuart sont réputés descendre de la lignée de David et de Jésus Christ), ce qui en fait une cible de choix pour un sacrifice. Tout cela est une forme de magie énergétique ancienne, mais finalement c’est Dany qui met à bas le plan, surement aidé/manipulé par quelques forces extérieures, possiblement communistes, d’après la symbolique employée par Kubrick.
Je suis très partisan de la lecture Apollo 11, mais comme je vous le dis, elles convergent toutes vers un système de contrôle de l’inconscient collectif opéré par d’anciens rites shamaniques, comme il est fait mention du cannibalisme. Kubrick considérait Shining comme son meilleur film après Eyes Wide Shut. Quand il dit meilleur, ça veut dire le «le plus hermétique» et celui où on trouve le plus de pistes pour comprendre l’État profond. Pour approfondir le sujet, je recommande l’analyse de Jay Weidner : Kubrick's Odyssey I sur Gaïa TV.
Je vous donne quelques détails un peu en vrac: l’hiver représente la guerre froide, l’hôtel c’est les Etats-Unis, le directeur est Kennedy qui s’est engagé à conquérir la lune (le personnage s’appelle Stuart Ullman), le pull de Danny affiche clairement Apollo 11, la phrase «Work no Play makes Jack a dull boy», le générateur de l’usine qui a des allures de réacteur de fusée, qui lorsqu’ils sont allumés occasionnent des troubles psychologiques sur Jack, comme si on avait allumé un système d’ondes électromagnétiques…
En fait, il nous dit que la conquête spatiale était à la fois une distraction et une étape pour mettre en place le système de contrôle mental par fréquences radio grâce notamment à SERCO, entreprise qui fut autrefois la RCA (Radio Corporation America) et passée sous contrôle anglais. Dans la scène où Nicholson est enfermé dans un frigidaire, on voit SERCO sur les boîtes de nourriture. Il y a aussi des gros plans sur Nicholson qui retire des diodes d’une radio et la phrase de Danny est très parlante: "je connais tout sur le cannibalisme, je l’ai vu à la télé". On ne peut pas vraiment être plus explicite… Dans l’image ci-dessous, on retrouve une grande partie de ces éléments: l’eau, la cabine téléphoniques, la radio, le poster monarque, le symbole ancien du serpent qui se mord la queue et les jumelles sacrifiées.

Kubrick et le faux alunissage: info, intox, ou écran de fumée?
Isabelle A. Bourgeois: Les théories selon lesquelles Kubrick aurait été le metteur en scène d’un faux alunissage ressortent régulièrement. Comment vous positionnez-vous face à ces récits: info, intox, écran de fumée, ou révélateur d’autre chose?
Héraclès Harixcalde: Il me semble évident que c’est Kubrick qui a fait ces films. Je vous invite à regarder Mary Poppins et vous verrez que c’est exactement le même procédé qui est utilisé pour reproduire l’apesanteur lorsque les astronautes font des bonds…
Aller jusqu’à dire qu’on n’est jamais allé sur la Lune, je ne sais pas; en tout cas, je n’y crois pas. Je vous renverrai encore vers Jay Weidner sur ce sujet qu’il a très bien traité, ou à mon livre.
Isabelle A. Bourgeois: au passage, que pensez-vous de la mission Artemis II?
Héraclès Harixcalde: je crois que l’actualité ne fait que confirmer cette thèse: on semble bien incapables de renvoyer des missions habitées vers la lune, et encore moins d’y descendre. Il semblerait que dans ce domaine, nous ayons régressé, car nous nous trouvons incapables de construire un ascenseur dans la fusée permettant aux astronautes d’en sortir…

Eyes Wide Shut: bien plus qu’un film sur l’élite dépravée
Isabelle A. Bourgeois: Eyes Wide Shut est devenu le texte sacré des lectures conspirationnistes sur les élites. Pour vous, s’agit-il d’une simple dénonciation symbolique de la dépravation des riches, ou d’une représentation quasi documentaire de rituels d’initiation et de domination de l’oligarchie mondiale?
Héraclès Harixcalde: C’est la pierre angulaire de toute sa filmographie: 400 jours de production, avec les rues de New York reproduites dans des studios londoniens. Autrement dit, tout est très minutieusement placé dans ce film.
Kubrick avait coutume de dire que les gens les plus effrayants du monde étaient les pédophiles. EWS va beaucoup plus loin que la simple dénonciation de l’élite, il nous montre tout ce qui est invisible: les rituels occultes, les vibrations, les ondes, l’inconscient et l’ineffable. C’est en fait une nouvelle cosmologie kubricko-jungienne intuitive qu’il tente de mettre en place dans une sorte de fable tragique qui explore les archétypes et les symboles tout en dénonçant la secte dominante.
Il nous met en garde contre les recherches sur le CMB (fonds diffus cosmologique) dont les recherches récentes montrent bien que notre compréhension du phénomène est totalement erronée et qu’on s’efforce de manière absurde à faire rentrer ce rayonnement dans le modèle cosmologique du Big bang. Ce que voulait nous faire passer Kubrick, c’est que nos modèles cosmologiques négligent la place de l’homme et oublient l’impact du réfèrent sur l’objet étudié, qui est ici une onde très basse fréquence remplissant tout l’univers.
Kubrick restitue un modèle cosmologique inspiré du Traité des couleurs de Goethe (La théorie des couleurs de Goethe et l’intuition scientifique par Arthur G. Zajonc - 3e millénaire - Spiritualité - Connaissance de soi - Non-dualité - Méditation) qui est une théorie des couleurs alternative à la théorie des couleurs de la physique newtonienne, et centrée sur l’individu. Il le fait grâce aux démonstration visuelle des concepts de Jung et par la confrontation à l’ombre (ou à l’inconscient collectif) du Dr Bill Harford. Il y fait une démonstration du fonctionnement des champs magnétiques consécutifs à l’initiation dans la secte dominante, qui exerce justement le contrôle sur les technologies d’ondes électromagnétiques.

J’ai vraiment approfondi cette partie complexe dans Le Mathème Kubricko-Jungien et je ne pourrai pas l’expliquer brièvement. Je vous fais la démonstration du niveau de détails par la présentation ci-dessous de ce que j’appelle un mandala kubrickien (photo ci-dessous). On y voit:
• Les recherches sur le CMB ou le fond cosmologique diffus, découvert en 1964 (avant Apollo) et ayant valu le prix Nobel de physique aux chercheurs Penzias et Wilson, par lequel s’effectue le contrôle du système parasympathique grâce aux travaux de Freudenstein chez IBM sur les mesures des très basses fréquences (cf. HAL → IBM).
• L’origine de ces recherches: Christopher Wren (1666, incendies de Londres), la cathédrale Saint-Paul et le Collège invisible. (Cf. Le nom de la rue est Wren St qui n'existe pas à New York)
• Le harcèlement en bande par les chiens de garde inspiré de la Stasi, à travers le personnage du chauve.
• Les conséquences du karma artificiel avec le Dr Harford, qui se voit refuser son taxi: c’est une micro-punition ou une synchronicité induite.
• La référence à Vérone pointe vers l’Italie de même que d’autres indices du film.
• Le système bipolaire du bleu au rouge, tout comme dans les cartes et images COBE prises par la NASA du CMB.
• Les climatiseurs et pompes à chaleur qui émettent des gaz magnétisants, renvoyant à l’histoire de James Tilly Matthews (Air Loom) et l’emprise kabbalistique.
• Les kiosques à journaux et boîtes aux lettres qui sont l’ancien système de la mystique et de la surveillance (La Poste).

Pour montrer que Kubrick cherchait à exposer des personnages réels, on peut voir ci-dessous des comparaisons entre Ziegler et sa femme et le couple Clinton ou encore la comparaison entre John Fitzgerald Kennedy Jr. et Tom Cruise, lequel est mort le jour même de la sortie de Eyes Wide Shut dans un accident d’avion…

Ou encore ce «faux raccord volontaire» de Kubrick présentant un couple qui ressemble au couple Epstein - Maxwell que j’explore dans l’article Eyes Wide Shut: Epstein, Maxwell et les vignobles Bordelais sur mon compte Substack.
Kubrick, insider critique du système?
Isabelle A. Bourgeois: Vous évoquez souvent l’idée que Kubrick lui-même appartenait, au moins partiellement, à ce milieu qu’il décrit. Sur quoi repose cette hypothèse: contacts, financement, choix des acteurs, lieux de tournage, détails biographiques?
Héraclès Harixcalde: Cela repose sur plusieurs éléments. Kubrick a été élevé dans le Bronx, dans une famille juive autrichienne, de médecins et de musiciens, lecteur de Kafka notamment. Il était aux premières loges pour observer les interactions et les jeux de pouvoir, tout en gardant un esprit critique.
Très tôt, il devient un photographe fameux et se retrouve immergé dans la haute société, tout en gardant un pied à l’extérieur. Il a su conserver une indépendance économique et une liberté totale.
Au niveau de ses collaborations, c’est très notable: il a utilisé le musicien Wendy Carlos, (Wendy Carlos HomePage) officiellement l'une des premières transitions de genre, «inventeur» de la musique électronique, qu’il a recruté sur Orange mécanique puis sur Shining, mais qu’il a viré en cours de route, car il n’était pas satisfait de son travail.
Ses films sont basés sur des romans de grands auteurs – King, Nabokov, Burgess, Arthur C. Clarke – avec qui il collaborait. Par exemple, Arthur C. Clarke était un ancien membre de la Royal Air Force, et 2001 a été écrit et réalisé en étroite collaboration avec le gouvernement. Le film devait être entrecoupé d’entretiens avec des scientifiques qu’il a d’ailleurs filmés. Au lieu de cela, Kubrick en a fait le film gnostique par excellence, contre l’avis des producteurs. Tout cela est vérifiable dans les story-boards originaux.
Une autre anecdote qui montre sa proximité avec la NASA est son utilisation d’objectifs à très courte focale qu’il avait réussi à obtenir d’eux pour filmer les scènes à la chandelle de Barry Lyndon.
Il était évidemment proche de Hollywood, qui est plus ou moins une mafia – très bien dénoncée par Mel Gibson – et largement abordée dans l’étude de Marie-Christine de Montbrial Cadavres exquis dans le septième art, notamment au sujet de Lew Wasserman et des studios Universal.
Pour s’en émanciper, après la sortie de 2001, Kubrick s’installera d’ailleurs en Angleterre, où il aura une liberté artistique totale, bien qu’il fasse aussi largement la critique de la monarchie anglaise, particulièrement dans Orange mécanique, qui renvoie à l’Angleterre rude et victorienne.
Kubrick était largement au fait des derniers progrès des sciences de l’information. Il savait que l’ordinateur allait jouer LE rôle majeur dans la société à venir, et il avait accès aux meilleurs scientifiques pour le tenir informé, faisant de lui l’ultime lanceur d’alerte garant de la publicité de ces découvertes, tout en devant le faire de manière assez subtile pour assurer sa survie…
La mort de Kubrick : 666 jours avant 2001
Isabelle A. Bourgeois: La mort de Kubrick, survenue peu après la présentation d’un montage de Eyes Wide Shut, est perçue par certains comme suspecte. Comment traitez-vous cet épisode: simple coïncidence biologique, ou élément d’un récit initiatique où l’artiste paye le prix ultime de sa trahison?
Héraclès Harixcalde: Kubrick est mort le 7 mars 1999, 666 jours avant le 1/01/2001. Il faut dire que Kubrick, et pour cause, était devenu quelque peu paranoïaque et qu’il se baladait toujours avec un flingue sur la fin de sa vie. Il ne prenait jamais l’avion, ce qui explique aussi les précautions que je prends moi-même. En effet, du fait de mes liens familiaux avec les Stuart et de la quantité de connaissances que j’ai accumulées sur le sujet, j’ai aussi été pris pour cible par ce réseau très puissant, comme je le raconte dans mon second tome L’Apocalypse de Logan.
Est-ce qu’il aurait été victime d’une attaque électromagnétique? C’est fort possible, car je crois bien que cette machine peut entraîner la mort à distance, par action sur le thymus, comme c’est suggéré dans EWS dans la scène à la morgue, où Mandy est morte soi-disant d’une overdose, enfermée à double tour chez elle.
Notons aussi la correspondance de 2001 avec l’année où nous avons eu droit au WTC, l’événement d’entrée dans le nouveau millénaire, et à la mise en place du Patriot Act, qui a sonné la fin de la vie privée et le début de la surveillance de masse et du phénomène de harcèlement en bandes (Targeted Individuals ou TI).
Encore une fois, EWS le démontre amplement par des gros plans sur des caméras et par les systèmes de surveillance de l’hôpital, entre autres. Quand on sait combien il y a de caméras par habitant en Angleterre ou à Hong Kong…
Kubrick, Jung et la magie grise
Isabelle A. Bourgeois: Vous articulez Kubrick avec Jung. Selon vous, Kubrick travaille-t-il volontairement à partir d’archétypes pour activer ou neutraliser certains contenus psychiques chez le spectateur? Est-il un thérapeute, un lanceur d’alerte… ou un magicien noir?
Héraclès Harixcalde: Un thérapeute, je dirais que non… et encore. Un fin connaisseur de Jung, cela me semble une évidence. D’ailleurs, dans Shining, sur le bureau du directeur, il y a un grand livre rouge. En 2011, à titre posthume, est sorti Le Livre rouge de Jung, qui est selon moi son œuvre majeure.

Un lanceur d’alerte, oui, évidemment. Un magicien noir, pas vraiment: je dirais que Kubrick est un magicien gris et un réaliste, à l’opposé d’un idéaliste.
En fait, Kubrick est un hermétiste: par les symboles, il explique le fonctionnement du réel et ouvre au grand public l’accès à une histoire des sciences tenues cachées. Peut-être est-il l’inventeur d’une nouvelle religion, en lien avec Jung, même si je crois que ce n’était pas exactement ce qu’ils voulaient… Ils voulaient tous deux, avant tout, que l’homme étende sa conscience, je crois.
Révélation de la méthode: des fictions pour les uns, des mandalas pour les autres
Isabelle A. Bourgeois: Vous utilisez le concept de «révélation de la méthode»: comment fonctionne ce procédé, et en quoi les films de Kubrick seraient des révélations codées du fonctionnement de l’oligarchie plutôt que de simples œuvres de fiction critique?
Héraclès Harixcalde: D’après moi, Kubrick nomme expressément les acteurs clés dont personne, dans le grand public, n’a vraiment connaissance.
Cela passe notamment par les lieux utilisés dans EWS, qui sont des lieux réels de New York: la Ziegler House (Daytonian in Manhattan: The 1927 Ziegler Mansion - No. 116 E. 55th Street) ou encore l’ambassade de Pologne, par exemple, mais il y en a d’autres. Si l’on s’intéresse à leurs occupants, on se rend compte que c’étaient des hauts lieux du pouvoir.

On y découvre Carleton Simon (inventeur de la reconnaissance de l’iris et des empreintes digitales, fondateur de la police narcotique américaine. La véritable Ziegler House rappelle amplement la réception de Noël au début de Eyes Wide Shut. On découvre qu'y ont successivement vécu des noms très importants de l'état profond américain : Carleton Simon (inventeur de la reconnaissance de l’iris et des empreintes digitales, fondateur de la police narcotique américaine, un des cousins de Roosevelt, et la famille Ziegler, Templiers investis dans la chimie et l'exploration polaire.
Quand on sait qu'à l'assassinat du président protectionniste McKinley (Assassinat de William McKinley — Wikipédia) Théodore Roosevelt lui succéda et que Carleton Simon fut celui qui innocenta l'anarchiste Emma Goldman suspectée de manipulation sur le meurtrier, ça pose question. Y avait-il dans cette maison un transfert d'informations lors de rencontres au sommet? C'est fort probable.
Ses films sont donc des fictions, oui, si on les regarde passivement. Mais pour celui qui cherche, ce sont des mandalas mémotechniques de compréhension du réel. C’est pourquoi je voulais que mon livre soit une première pierre dans une recherche collective: il y a encore bien d’autres choses à découvrir et par la même occasion, il explore les mœurs, les vices et la formation de la mystique occidentale.

Au fond du terrier du lapin
Isabelle A. Bourgeois: Quand on suit Kubrick, on a l’impression de tomber dans une chasse sans fin aux énigmes. Qu’y a-t-il, selon vous, «au fond du terrier du lapin»: un réseau humain, une structure énergétique, une intelligence non humaine, Dieu… ou notre propre ombre?
Héraclès Harixcalde: C’est tout à fait ça, et c’est très bien. On pourrait dire que Tarkovski a fait la même chose que lui, du côté «bolchevique»; c’est le seul metteur en scène qui rivalise avec Kubrick, bien que ce soit un rythme et un ton complètement différents. C’est un auteur qui, comme Kubrick, s’inscrit dans une tradition ancienne.
Pour répondre à votre question, je crois que de tout temps, l’homme a inventé ses dieux. J’ai un chapitre de conclusion qui s’intitule Deus Ex Machina. C’est-à-dire que l’homme imparfait crée les machines qui le régulent, jusqu’à ce qu’il atteigne un stade où il pourra se régenter naturellement.
Comment enquêter sur ces sujets?
Isabelle A. Bourgeois: Quelles sources, quels recoupements, quels critères utilisez-vous pour distinguer hypothèse, manipulation et fait solide?
Héraclès Harixcalde: Pour ce qui est de la méthode, je répondrai la chose suivante: le diable est très habile et ne fait rien de sa propre main. Pour ma part, j’ai travaillé en entreprise et j’ai appris toutes les ruses du diable.
Le seul moyen de l’affronter est par l’intuition, qui est une sorte de connaissance immédiate, ou épistémè. Est-ce que c’est vraiment ce que Kubrick voulait dire? Peut-être pas. Est-ce que les faits que j’ai découverts par l’analyse de ses films sont bien des faits? Absolument!
Certaines personnalités sont intuitives, généralement introverties, d’autres non. Je crois qu’on arrive à une ère où l’on va redonner beaucoup d’importance à l’intuition et à l’émotion, puisque la connaissance est plus ou moins disponible à tous et partout.
J’avance des pistes, en dernière partie de mon livre, pour se libérer de ce système: il faut rechercher avant tout la liberté. Par liberté, j’entends se détacher au maximum des emprises hiérarchiques, qui sont une forme de magie de contrôle. Se rapprocher de la nature, développer son intuition et écouter son âme. Quelque part, il faut faire ce qu’on aime et arrêter d’écouter la télévision.
Un kit de libération pour un monde cybernétique
Isabelle A. Bourgeois: Si Kubrick avait voulu nous transmettre un kit de libération, symbolique, psychologique, spirituel, que devrait-on comprendre, aujourd’hui, pour rester des êtres libres dans un monde cybernétique?
Héraclès Harixcalde: D’après moi, nous sommes en phase de liquider l’ancien système pour en adopter un nouveau. Cela pourrait être très bien, bien que cela fasse peur. À chacun de jouer son rôle et de faire preuve d’empathie.
Comme dirait Pierpoljak dans son clip "À L’interieur", il faut regarder à l’intérieur pour régler les problèmes à l’extérieur. Pour ceux qui se sentent perdus ou effrayés par la technologie, je pense que faire du bien aux autres, s’en détacher autant que possible ou chercher à réveiller les gens est une très bonne option, sans pour autant imposer ses vues.
«Aime ton prochain comme toi-même», disait Jésus-Christ. En fait, si l’on considère la réalité comme la conscience, votre prochain, c’est vous-même. Et à moins d’être masochiste, il vaut mieux être gentil!
Conclusion
Derrière les ombres que Kubrick a filmées et que Héraclès Harixcalde décrypte, il demeure toujours une issue, un espace de liberté que rien ne peut confisquer. Ni l’ingénierie du chaos, ni les technologies de contrôle, ni les récits imposés ne peuvent annihiler la part de conscience qui nous relie à plus vaste que nous.
Si les structures du pouvoir travaillent à façonner notre destin, il nous appartient, encore et toujours, de retrouver notre axe, de cultiver notre discernement et d’habiter la vie avec courage. C’est peut-être là, dans cette souveraineté intérieure que Kubrick suggérait en filigrane, que s’ouvre la vraie voie: celle d’un futur où l’humain se souvient qu’il est infiniment plus grand que les forces qui prétendent l’enfermer.




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