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Patrick Burensteinas: revĂȘtir la robe du souverain

DerniĂšre mise Ă  jour : il y a 3 jours



Physicien de formation, alchimiste par vocation, pĂ©dagogue par passion, Patrick Burensteinas explore depuis plusieurs dĂ©cennies un territoire fascinant: celui oĂč la matiĂšre cesse d’ĂȘtre un objet inerte pour devenir un langage, et oĂč l’existence humaine se rĂ©vĂšle comme une toile de maĂźtre en perpĂ©tuelle crĂ©ation. Chez lui, point de dogme ni de mystification, mais une invitation exigeante Ă  confronter le "singe" en soi pour sortir de l'instinct et entrer dans la conscience.


A travers notre Ă©change, apparaĂźt une bonne nouvelle: nous ne sommes pas condamnĂ©s Ă  rĂ©pĂ©ter nos automatismes et Ă  rester Ă  l'Ă©tat de "primate". Nous pouvons Ă©voluer et sortir de la roue du hamster. Dans cet entretien, nous avons choisi un fil rouge volontairement imagĂ© et cocasse, pour apprendre Ă  reconnaĂźtre le quadrupĂšde en soi et cheminer vers l’ĂȘtre souverain.


Le "singe", explique Burensteinas, c’est cet hĂ©ritage archaĂŻque qui rĂ©agit, qui imite, qui se laisse entraĂźner par la peur, la colĂšre ou le besoin d’appartenance. C’est la part de nous qui s’agite lorsque le monde tremble, qui s’inquiĂšte lorsque l’incertitude grandit, qui cherche des rĂ©ponses rapides dans un univers devenu complexe. Rien de honteux lĂ -dedans. Le singe est un point de dĂ©part, pas une condamnation. Il n'y a pas de mal Ă  se gratter la tĂȘte quand les questions surgissent ou Ă  faire des bonds quand on panique un peu!


La souverainetĂ©, elle, n’est ni un pouvoir sur les autres ni une domination sur la vie. Elle est une posture intĂ©rieure. Une verticalitĂ© tranquille. Une capacitĂ© Ă  demeurer conscient, mĂȘme au cƓur du tumulte, mĂȘme tĂ©moins d'une actualitĂ© mondiale en apparence nausĂ©abonde.


À l’heure oĂč les informations saturent nos esprits de tensions, de peurs et de rĂ©cits anxiogĂšnes, la parole de Patrick Burensteinas agit comme un rappel salutaire:

la transformation du monde commence toujours par la transformation de nos perceptions.


L’alchimie, dans sa vision, n’est pas une curiositĂ© du passĂ© ni une discipline Ă©sotĂ©rique rĂ©servĂ©e Ă  quelques initiĂ©s. Elle est une mĂ©taphore vivante, et parfois trĂšs concrĂšte, de notre propre Ă©volution. Le plomb dont parlent les anciens n’est pas seulement un mĂ©tal: ce sont nos peurs, nos rĂ©sistances, nos rigiditĂ©s ou nos prĂ©jugĂ©s. L’or, lui, n’est pas une richesse matĂ©rielle, mais une qualitĂ© d’ĂȘtre: clartĂ©, responsabilitĂ©, libertĂ© intĂ©rieure et Ă©lĂ©gance de l'Ăąme.


Au fil de cet échange, nous abordons des questions essentielles et profondément contemporaines: comment transformer la peur en force créatrice? Comment tenir son cap dans un monde instable? Comment traverser les périodes de chaos sans perdre sa direction? Et surtout, comment redevenir pleinement acteur de sa propre existence?


Il ne s’agit pas ici de fuir la rĂ©alitĂ© ni de s’évader dans des abstractions spirituelles. Il s’agit au contraire de revenir au cƓur de la matiĂšre, dans le creuset du quotidien, lĂ  oĂč s'opĂšre notre transmutation, dans nos choix, dans nos rĂ©actions, dans notre maniĂšre de penser, de rĂ©pondre aux injonctions extĂ©rieures.


Car devenir souverain ne signifie pas tout contrĂŽler. Cela signifie cesser de subir intĂ©rieurement ce que l’on ne peut pas changer extĂ©rieurement.


Dans un monde qui valorise la vitesse, la performance et l’opinion instantanĂ©e, cet entretien propose une autre voie: celle de la lente transformation, de la responsabilitĂ© personnelle et de la conscience incarnĂ©e. Une voie ancienne, peut-ĂȘtre. Mais plus actuelle que jamais.


Sur PlanĂšte Vagabonde, nous aimons donner la parole Ă  celles et ceux qui ne se contentent pas de commenter le monde, mais qui invitent chacun Ă  se transformer pour mieux l’habiter. Patrick Burensteinas fait partie de ces passeurs discrets qui rappellent, avec rigueur et simplicitĂ©, que la vĂ©ritable rĂ©volution n’est ni politique ni technologique.

Comme l'a fait joliment graver l'abbĂ© Gillard Ă  l'entrĂ©e de l'Ă©glise Sainte-Onenne Ă  TrĂ©horenteuc, dans la forĂȘt de BrocĂ©liande, surnommĂ©e «l'Ă©glise du Graal»... la porte est en dedans.


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