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Ulrik répond à vos questions

21 oct. 2025
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 oct. 2025

Fort du succès de son premier interview le 20 septembre dernier avec 55'000 vues sur la chaîne de Planète Vagabonde, et vu le déferlement de questions sous les commentaires de la vidéo, j'ai jugé utile de tendre une nouvelle fois le micro à celui qui se présente comme un "Avatar" pour répondre aux internautes. Malgré certaines questions loin d'être faciles et agréables, Ulrik a accepté d'y répondre sans détour, avec un aplomb saisissant.


Je rappelle que je suis une journaliste libre et indépendante, apolitique et laïque. Mon rôle est d'être une caisse de résonance, un "micro aux mille voix". Pour écouter cette vidéo, connectez-vous si vous êtes déjà adhérent ou abonnez-vous. Pensez à télécharger l'application de Planète Vagabonde sur votre smartphone pour avoir directement accès au contenu de ce site sans connexion. Voici la marche à suivre.


Personnellement, il y a un point en particulier que je ne partage pas avec mon invité: celui de passer par lui pour être purifié. Je pense qu'aujourd'hui, les temps sont prêts pour que chaque être humain puisse vivre sa divinité intérieure de lui-même et par lui-même.

L’agent divin (Christ, Logos, Père ou tout Avatar) rend possible la révélation, mais le processus de transformation dépend de nous uniquement. Le Christ n'était pas un intermédiaire au sens religieux du terme, mais un miroir spirituel: celui qui révèle en chaque être le «Christ intérieur», notre semence divine endormie dans notre âme.


En cela, la voie gnostique qui est la plus proche de mes valeurs, s’oppose radicalement à la logique d’intercession. Elle affirme que l’homme peut participer à sa propre divinisation, non pas en s’agenouillant devant un pouvoir spirituel, mais en se relevant dans la clarté de sa connaissance intérieure. J'aime penser que nous sommes une lumière qui, en se reconnaissant, découvre qu’elle a toujours brillé et que nous y avons directement accès à tout moment et librement.


Le Mal est un oubli Un autre thème qui me questionne dans cet entretien: le Mal est-il un concept ou une réalité? Ulrik affirme que le Mal, en tant qu'entité indépendante, n'existe pas. Je rejoins encore les textes de Nag Hammadi dans lesquels il est écrit que "le mal n’est pas une force égale à Dieu, mais une distorsion de la lumière originelle". Le monde matériel aurait été formé par un démiurge ignorant, une puissance inférieure qui s’est crue créatrice suprême. Cette ignorance aurait engendré la souffrance, la séparation, et donc le Mal. Autrement dit, le Mal serait le fruit de l’oubli. Il ne serait pas un être en soi, mais existerait là où la conscience s'est endormie. Le Malin, dans ce cadre, n’est pas forcément un démon personnel, mais l’archonte intérieur, l’ego séparateur, celui qui s’interpose entre nous et la lumière.


Pour les chrétiens, il est cette intelligence rebelle, lucide et fière, qui défie Dieu en miroir et séduit l’homme par la promesse d’une liberté sans amour. Mais dans une lecture plus vaste, comme celle de Steiner ou des écoles métaphysiques modernes, le Mal se révèle moins comme une entité personnelle que comme une vibration d’inversion, un déséquilibre dans la respiration du vivant.



Lucifer, même si Ulrik cherche à nous le rendre sympathique, quand il est un feu trop ardent, quand il se manifeste en nous à l'excès, nous pousse vers l’orgueil et l’illusion du tout-pouvoir; Ahriman, au contraire, dans son expression extrême, nous enchaîne à la froideur technologique et à la matière. Ces deux pôles ne sont pas des démons à abattre, mais des forces à reconnaître, à rééquilibrer en soi. Sur ce point, je suis d'accord avec Ulrik: Lucifer n'est pas à diaboliser à condition que son énergie reste sous notre autorité. Car dans la vision gnostique la plus haute, le Mal devient un miroir, une pédagogie du réveil: il nous enseigne la lumière par contraste, il nous pousse à choisir la clarté du cœur face à la pesanteur du monde. J'aime à penser que l’ombre ne triomphe que là où l’homme oublie de se souvenir qu’il est lumière.


Sans le damier noir et blanc, pas de partie d'échecs, pas de Grand Jeu de l'existence. Sur cet échiquier symbolique, l’homme est à la fois pion et joueur, apprenant à reconnaître que la victoire véritable ne se gagne pas contre l’adversaire, mais dans la compréhension intime que noir et blanc appartiennent au même jeu. De cette manière, l’ombre cesse d’être une ennemie pour devenir le champ d’entraînement de notre étincelle.

1 commentaire

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hellen.estel
21 oct. 2025

Merci, pour ce question/réponse avec cet énigmatique Ulrik. Je trouve ses paroles cohérentes et inspirantes. Cette question de bouclier à restaurer que nous aurions détériorer de ľ intérieur m'intrigue. Je me sens plus en affinité avec ľ énergie de Denis Jutras, dont je suis les enseignements depuis que tu me l'a fait connaître. Je suis reconnaissant de pouvoir suivre le fil de ta curiosité pour regarder le monde à travers des facettes si variés.

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