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Élodie ou le miracle discret de Pâques (vidéo)

C'est le clin d'oeil de Pâques. Celui d’Élodie Perrelet, brillante jeune écrivain et critique littéraire qui rentre d'une longue traversée dans la nuit noire de l'âme. Une sacrée tempête même. Mais aussi, et surtout, c'est une remontée à la surface, joyeuse, inattendue, presque espiègle, comme un petit miracle qui refuse de se prendre trop au sérieux. Dans cet entretien, elle parle de son premier livre qui évoque ses séjours cliniques psychiatriques, entre désespoir et rires aux larmes. Puis de rédemption et de résurrection. On ne peut pas faire plus "Pâques" que ça, non?



Quand je relis le récit du Vendredi saint, je suis toujours frappée par cette succession d’épreuves qui, d’une certaine manière, nous parlent à tous. La trahison, le sentiment d’être incompris, le poids à porter quand la vie devient plus lourde que prévu… Ce ne sont pas seulement des mots bibliques ce sont des expériences profondément humaines.


Élodie a connu elle aussi ses petites et grandes trahisons. Des moments où la confiance s’est fissurée, où le cœur a été tabassé, où l’on se sent seule face à l'abîme. Elle a porté sa croix, à sa manière, celle de la maladie, du doute, des regards et des phrases parfois maladroits, avec courage, et souvent avec une pointe d’humour qui lui a permis de ne pas sombrer.


Et c’est peut-être cela qui me touche le plus dans son parcours et dans son livre  "Rire ou sombrer, ce que la brume sait de moi", nous qui la côtoyons de près, ses amis et sa famille, comme une balise météo discrète. Cette capacité à exprimer par des mots sublimes, sensibles et bouleversants, toutes les "stations" où ses maux n'ont pas gagné. Où elle s'est relevée avec panache, prenant appui sur sa propre lumière et celle qu'elle perçoit chez les autres. Il faut croire que c'est un protocole de famille: apprendre à aimer la vie par procuration, en détectant la beauté en l'autre et autour de soi pour la transmettre plus loin. Comme Jésus, Élodie est tombée, et encore tombée, et comme lui, elle s'est relevée, encore et encore.


Et chez Élodie Perrelet, cette vie-là a choisi de revenir… en riant. Parce que oui, la vie a parfois un humour particulier. Elle nous met à l’épreuve, nous fait tomber, nous secoue un peu, beaucoup, et puis, au moment où l’on croit que tout est fichu, elle glisse un joyeux pétard dans notre poche. Pas celui qui nous abrutit dans la fuite, mais celui qui pète et nous transmet une étincelle qui ressemble à un "dangereux" fou rire. Celui qui, comme elle le dit joliment dans cet entretien, lorsqu'il s'accompagne d'une douce insubordination, "devient un signe extérieur de bonne santé".


Alors oui, en ce Vendredi saint, son parcours me rappelle que la résurrection n’est pas seulement une affaire de théologie. C’est une expérience intime, quotidienne, parfois discrète, éprouvante ou franchement joyeuse. Une renaissance qui commence souvent par un simple geste, surhumain quand on vit la dépression: se relever, épousseter ses genoux, rassembler ses pantoufles au ralenti, se mettre du rouge sur les ongles et sourire malgré tout.


Dans cet entretien, j'ai incrusté quelques images exquises et tellement originales de sa chronique littéraire sur Instagram, la Vie Ardente.


Et vous verrez combien, à l'opposé des starlettes des réseaux sociaux filtrées et passées à la gomme magique, Élodie ne triche pas. Elle continue à s'offrir dans sa nudité et son authenticité fragile. Car au fond, être vrai, ce n’est pas vivre sans masque: c’est savoir les porter avec grâce et les enlever sans jamais se perdre soi-même.



Découvrez la chronique littéraire savoureusement épicée d'Élodie sur Instagram



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