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PEACE WALK 2026: marcher pour la paix…sans sauver le monde


Dimanche 7 juin, je marcherai aux côtés des marcheurs de la Peace Walk avec mon chien Lovski, entre Schwarzenburg et Blumenstein, dans le canton de Fribour, rejoignez-nous!


Quand j'ai reçu ce message d'une amie, très proche de notre regrettée Christiane Singer, je me suis dit que son invitation ne pouvait qu'être inspirante et alignée: "Coucou! J’espère que tu vas bien. As-tu entendu parler de «Peace Walk» qui est en train de traverser la Suisse? Des personnes sont en train de marcher en direction de Jérusalem pour la Paix. Peut-être aurais-tu envie de les rencontrer ou de marcher avec eux? Je suis avec eux en ce moment.. on est à Moudon et on va à Romont. Bises, Joëlle"



J'ai mis quelques heures avant de me décider à les rejoindre. Parce qu'il faut prendre le recul nécessaire pour sentir à partir de quel espace en soi on décide de faire le pas (au propre, comme au figuré). Pourquoi je marche? Si c'est pour sauver le monde, il vaut mieux rester sur son canapé. Si c'est pour exprimer son besoin de paix par des actes concrets, c'est autre chose. Alors je me suis décidée à y participer, non pas parce que cette marche promet un changement du monde, mais parce qu'elle m'offre l'occasion de donner vie à mes valeurs.


Ce dimanche 7 juin, je participerai donc à une étape suisse de la Peace Walk, une marche internationale pour la paix reliant progressivement l'Europe à Jérusalem. Avec mon fidèle compagnon Lovski, je rejoindrai le tronçon reliant Schwarzenburg à Blumenstein, soit un parcours facile de 21 kilomètres. La journée débutera par l'office religieux célébré à 10 heures à l'église de Wahlern, avant le départ officiel de la marche à 11 heures depuis cette même église. Libre à chacun de participer à l'office ou non...


J'aimerais inviter mes lecteurs à me rejoindre pour quelques kilomètres, quelques heures ou simplement pour partager un moment de rencontre. Car vous l'avez compris, cette marche n'est pas seulement un déplacement géographique, mais une manière de remettre nos pas, nos corps et nos consciences dans une direction commune.


Une marche née d'un rêve de réconciliation

La Peace Walk est un projet ambitieux: un pèlerinage collectif de quinze mois qui suit en grande partie le tracé de la Jerusalem Way, le plus long chemin de paix au monde. Son objectif est de relier progressivement plusieurs pays européens à Jérusalem, avec une arrivée prévue au printemps 2027.


Les organisateurs définissent cette initiative comme bien davantage qu'une marche. C'est à la fois une «école de la paix», un festival itinérant et une campagne de soutien à des acteurs de terrain œuvrant pour la réconciliation.


La Peace Walk est née dans le sillage du mouvement "The Future is Peace" porté par le Palestinien Aziz Abu Sarah et l'Israélien Maoz Inon qui ont chacun perdu des proches dans le conflit et qui défendent pourtant une vision fondée sur le dialogue plutôt que sur la vengeance. Leur histoire de réconciliation a inspiré une équipe européenne de bénévoles, coordonnée notamment par Rikko et plusieurs autres organisateurs, qui ont choisi de traduire cet idéal en une marche citoyenne reliant progressivement le Cap Finisterre à Jérusalem.


La marche en Espagne
La marche en Espagne

À travers leurs engagements respectifs, Aziz Abu Sarah et Maoz Inon collaborent avec plusieurs initiatives œuvrant à la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. Ils sont notamment impliqués dans InterAct International, qui favorise les rencontres entre communautés divisées et développe des projets de paix au Moyen-Orient. Ils soutiennent également le travail du Parents Circle – Families Forum, une organisation réunissant des familles israéliennes et palestiniennes ayant perdu un proche dans le conflit et qui choisissent de transformer leur douleur en dialogue et en éducation à la paix.


De son côté, Aziz Abu Sarah a fondé MEJDI Tours, qui utilise le voyage comme outil de compréhension mutuelle en présentant simultanément les récits israéliens et palestiniens.


Quant à Maoz Inon, il participe également à It's Time, un mouvement rassemblant diverses organisations et citoyens convaincus qu'une coexistence pacifique demeure possible malgré les blessures de l'histoire. Ensemble, ces initiatives incarnent une conviction simple mais exigeante: la paix ne naît pas de l'uniformité des opinions, mais de la capacité à continuer de se rencontrer malgré les différences et les souffrances.


Des organisateurs venus d'horizons différents

Si Aziz Abu Sarah et Maoz Inon incarnent l'âme et l'inspiration de la Peace Walk, le jeune théologien néerlandais Rikko Voorberg en est l'un des principaux architectes européens. Il est un écrivain et activiste social engagé depuis de nombreuses années auprès des personnes vulnérables, des réfugiés et des populations marginalisées. Convaincu que la paix se construit d'abord par la rencontre humaine, il a consacré une grande partie de son parcours à créer des ponts entre des personnes de cultures, de religions et d'opinions différentes.


La marche à Amsterdam
La marche à Amsterdam

Inspiré par le message de réconciliation porté par Aziz Abu Sarah et Maoz Inon, il est devenu l'un des principaux artisans de la Peace Walk européenne, transformant cet idéal en un vaste pèlerinage citoyen reliant l'Europe à Jérusalem. Le projet rassemble des bénévoles issus de plusieurs pays européens. Leur équipe fondatrice est composée de Rikko, Mareike, Orlando, Dan, Eva, Anne, Joy, Anna et Neo, tous engagés à leur manière dans des initiatives citoyennes, sociales ou spirituelles.


Leurs témoignages donnent le ton de cette aventure:


« La Peace Walk est une manière de pratiquer le futur que nous espérons pour nous-mêmes et pour nos enfants. » — Rikko


« Je crois que la paix naît dans le rêve d'un seul cœur avant de devenir une forêt entière. » — Mareike


« Le poids du monde devient plus supportable lorsque nous le portons ensemble et le transformons en espoir. » — Dan


« Nous marchons pour la solidarité, la compassion, le respect et la dignité. » — Eva


« Nous sommes unis. Nous sommes semblables. Nous sommes un. » — Anne


« Tout ce dont nous avons besoin est déjà là ; notre tâche consiste à le rendre visible. » — Joy


« Vous pouvez dire que je suis un rêveur, mais je ne suis pas le seul. » — Anna


« Un pèlerinage pour la paix : vaincre le mal par le bien, le mensonge par la vérité et la haine par l'amour. » — Neo


"Si vous ne savez pas quoi faire, marchez! Si vous ne savez pas quoi penser, marchez! Si vous ne savez pas quoi dire, marchez!" Un participant anonyme.


Ces phrases pourraient sembler naïves à certains. Pourtant, dans une époque saturée de polarisations, de conflits numériques et de guerres bien réelles, elles possèdent certainement une valeur inattendue.



Comment la marche est-elle financée?

La Peace Walk fonctionne essentiellement grâce à l'engagement bénévole de ses participants et à des partenariats associatifs. Chaque marcheur prend en charge ses propres frais de déplacement, d'hébergement et de nourriture. L'organisation s'appuie également sur des dons versés à un «Peace Fund».


Selon les organisateurs, les contributions servent à soutenir des initiatives citoyennes et des acteurs de terrain œuvrant à la paix et au dialogue entre communautés, ainsi qu'à permettre l'organisation logistique de la marche elle-même. J'ai vérifié: sauf erreur, il n'y a pas la moindre trace d'un financement impropre, tels que les ONG soutenues par la Fondation Soros, de Bill Gates ou du World Economic Forum ou autre...car de nos jours, il faut se méfier: l'enfer est pavé de bonnes intention!



Une résonance particulière dans mon propre parcours

Cette invitation réveille chez moi un souvenir ancien, encore vibrant et inoubliable. En 2010, j'ai eu l'immense privilège de participer bénévolement et intégralement à la Première Marche Mondiale pour la Paix et la Non-Violence, en tant que porte-parole des médias internationaux. Un parcours de 150’000 km à travers plus de 75 pays en trois mois, de la Nouvelle-Zélande à l’Argentine, du 2 octobre 2009 au 2 janvier 2010.


Les lecteurs qui souhaitent revivre cette aventure peuvent retrouver mon journal de bord.

Sur ce blog, je partage les moments les plus forts, les plus émouvants et les plus inspirants vécus tout au long de cette aventure. J'y raconte les rencontres extraordinaires réalisées auprès de plus d'une centaine de peuples et les échanges avec des millions de citoyens engagés dans un même élan de fraternité, de dialogue et d'espérance.


Pendant trois mois, j'ai réalisé et monté une vidéo quotidienne, tout en rédigeant chaque jour un récit relatant les événements, les rencontres et les échanges avec les autorités, dont plus de quatorze chefs d'État que nous avons rencontrnés et qui ont accueilli la marche.


À l'époque, je portais peut-être encore l'illusion généreuse que nous pouvions «sauver le monde». Seize ans plus tard, quelque chose a changé. Je ne marche plus pour sauver le monde. Je marche pour manifester la paix et exprimer ma solidarite.


Je marche parce que la paix n'est pas seulement un objectif politique ou diplomatique. Elle est aussi une pratique quotidienne. Une manière de regarder. Une manière d'écouter. Une manière de vivre. Une manière de semer des graines invisibles dont nous ne verrons peut-être jamais les fruits. C'est sans importance, dès lors que nous jardinons notre âme ici et maintenant. Alors, si le cœur vous en dit, venez marcher quelques kilomètres avec nous dimanche. Non pour changer le monde. Mais pour devenir, ne serait-ce qu'un instant, ce morceau de paix que nous aimerions tant rencontrer en soi et chez les autres.


PS: il y a une alternative plus courte et pratique: marcher jusqu'à Rueggisberg (10km )et rentrer par le bus en 36mn à Schwartzenburg.


Informations pratiques pour rejoindre la Peace Walk:

Rendez-vous avec les marcheurs actuel en Suisse Dimanche 7 juin à Schwarzenburg Service 10 am | Départ 11 am | Eglise Wahlern


Contact international:

Rikko (Fondateur/Visionnaire): rikko@peacewalk.info

Jellie (Core Team internationale): jellie@peacewalk.info




 
 
 

1 commentaire

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estellemoriergenoud
il y a 7 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Merci pour les renseignements fournis.. merci pour la prise de recul quant à notre assise personnelle. Sauver le monde est irréaliste oui ... se positionner en tant que faisant du mieux que l'on peut pour ouvrir son cœur et rayonner qui l'on est oui .. tout cela commence en soi ... avec sa propre famille et ses propres amis ... les occasions nous mènent parfois à élargir le cercle pour d'autres partages qui semblent sous le même fond.. être profondément ancré en soi tout en partageant avec autrui: notre travail d'humain. Complexe et simple ... harmonieux et conflictuel... ne jamais abandonner la foi profonde comme un espace où tout est possible .. pendant que vous marcherez , nous chanterons en…

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