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Radio Bernard de Montréal: la FM qui rend intelligent

Dernière mise à jour : 2 juin

J’aimerais vous offrir un trésor de mon modeste point de vue. Pas une distraction de plus dans le brouhaha des réseaux sociaux. Pas une polémique de vingt-quatre heures destinée à exacerber nos émotions avant d’être remplacées par la suivante. Mais quelque chose de beaucoup plus rare et profond aujourd’hui: une parole qui pousse réellement à réfléchir, à reprendre possession de son esprit et à retrouver une forme de souveraineté intérieure. Plusieurs bénévoles engagés ont créé la "Radio Bernard de Montreal" qui diffuse en boucle, 24h/24, la richesse des enseignements d'un grand initié contemporain, peu connu, mais dont le propos est plus que jamais d'actualité. Sa parole est loin d'être accessible à tous, mais elle vivante.


Je sais. Ses conférences ne s'adressent pas à tout le monde. Je connais même quelques amis insomniaques qui l'écoutent juste pour s'endormir! Chez moi, il nourrit mon âme depuis les années Covid et je ne me lasse pas de l'écouter dès que j'ai besoin de dépoussiérer mon esprit. Et c'est souvent... Son propos est décapant et son humour corrosif.


La Radio Bernard de Montréal, une radio YouTube diffusant en continu, 24 heures sur 24, les conférences, dialogues et enseignements de Bernard de Montréal est un cadeau à l'humanité. Derrière cette initiative se trouve notamment l’équipe «Diffusion BDM INTL», qui œuvre depuis des années à préserver et transmettre les archives audio de ce grand penseur québécois devenu culte dans les milieux de la conscience, de la psychologie spirituelle et de l’ésotérisme contemporain.


Attention: il faut revenir régulièrement sur la chaîne pour tomber sur les séquences les plus audibles et ne pas se braquer sur quelques rares conférences mal enregistrées ou dans un accent québecois parfois difficile à comprendre. Plus de 90% du contenu est parfaitement intelligible. Cette chaîne est une prairie miraculeuse pour l'esprit: on y butine en tout temps du nectar pour nourrir son âme.


Qui était Bernard de Montreal? Ce n'est pas la première fois que je parle de Bernard de Montréal à mes lecteurs.

Né en 1939 et décédé en 2003. il était un conférencier, penseur et auteur québécois aussi charismatique, caustique que brillant. Fondateur de la "psychologie évolutionnaire", il avait vécu une expérience mystique intense qu’il décrivait comme un «contact télépathique» avec une intelligence supérieure, reliée à des plans plus vastes de conscience. Il parlait de fusion entre l'ego humain et le «double éthérique», « l’ajusteur de pensée » ou encore une intelligence prépersonnelle reliée à l’esprit réel de l’homme. Il expliquait cela comme une sorte de raccord énergétique entre la conscience humaine ordinaire — conditionnée par la mémoire, les émotions, les croyances et l’astral — et une intelligence beaucoup plus vaste, créative et non émotionnelle.


Selon lui, cette fusion provoquait des transformations très concrètes, tels qu'une modification de la perception mentale, une accélération de l’intelligence, une sensation d’être «informé intérieurement»; une perte progressive de l’identification émotionnelle;

une impression de vivre une conscience plus lucide et déconditionnée; et parfois même des effets physiques ou neurologiques très intenses.


Mais attention: lorsqu’il parlait de «fusion», il ne parlait pas d’une possession, ni d’un channeling au sens New Age classique. Au contraire, il critiquait énormément le spiritisme naïf et les médiums passifs. Pour lui, la fusion était un processus extrêmement conscient, lucide et mental.



Bernard de Montréal disait que le but ultime n’était pas de devenir «spirituel», mais de devenir intelligent au-delà de l’ego et des croyances. Il voyait la fusion comme la naissance graduelle d’une conscience totalement autonome intérieurement, bientôt incarnée dans une nouvelle "race" humaine. Non pas une élite raciale au sens biologique ou politique du terme. C’est un point essentiel, car le vocabulaire peut aujourd’hui devenir très sensible ou être mal interprété. Il parlait avant tout d’un changement vibratoire, psychique et mental de l’être humain qui devait permettre la fin graduelle de la domination astrale; une pensée plus créative, moins subjective et assujettie; une autonomie intérieure réelle; une diminution de la peur et de l’insécurité; une conscience moins manipulable; une relation beaucoup plus directe avec ce qu’il appelait «l’intelligence universelle». D'ailleurs, on perçoit très bien que le contenu de ses conférences n'est rien "d'appris", mais semble clairement "téléchargé" depuis un espace en lui "qui sait", câblé sur les circuits de l'intelligence universelle.


Pendant plus de vingt-cinq ans, Bernard de Montréal a donné des centaines de conférences au Québec et en Europe sur des thèmes comme l’ego, les influences invisibles, la programmation mentale, le libre arbitre, la mort, les civilisations exogènes, l'antéchrist, les droits de l'homme, la conscience, les mondes subtils et la souveraineté intérieure. Refusant toute posture de gourou, il insistait constamment sur la nécessité pour l’être humain de développer sa propre intelligence intérieure plutôt que de croire aveuglément des systèmes spirituels ou religieux.



Le Christ comme boussole Il a consacré sa vie à transmettre ce qu’il appelait les enseignements de la «conscience supramentale», déjà évoqués par Sri Aurobindo. On retrouve également des résonances importantes avec George Gurdjieff, célèbre pour sa théorie de «l’homme endormi». Comme Gurdjieff, Bernard de Montréal considérait que la majorité des êtres humains vivent dans une forme de sommeil psychologique, gouvernés par des automatismes mentaux et émotionnels.


Bernard de Montreal évoquait aussi régulièrement dans ses conférences Rudolf Steiner comme "l'un des plus grands initiés de tous les temps". Steiner parlait déjà des entités spirituelles, des hiérarchies invisibles et des influences psychiques agissant sur l’humanité. Dans la même idée, Bernard de Montréal évoquait les plans astraux, les intelligences invisibles et les mécanismes de programmation psychique.


Enfin, l'initié québécois parlait souvent du Christ comme d’un être ayant atteint un très haut niveau de conscience et d’intelligence cosmique, libéré des mécanismes de l’ego et des influences astrales qui, selon lui, maintiennent l’humanité dans le sommeil. Dans plusieurs conférences, il présente Jésus comme une figure profondément révolutionnaire sur le plan de la conscience. Non pas un sauveur extérieur venant dispenser l’homme de sa responsabilité intérieure, mais plutôt un modèle d’intégration entre l’homme et une intelligence supérieure. Une sorte d’exemple vivant de ce qu’il appelait plus tard la conscience supramentale. « Le Nazaréen a apporté (…) l’aventure future de l’humanité. » expliquait-il avec solennalité.


Il voyait Jésus comme une conscience profondément libre intérieurement, non dominée par l’ego, la peur ou les illusions astrales. Pour lui, il était une démonstration vivante d’un autre niveau de conscience possible accessible à chacun de nous, lorsque les forces contraires, ahrimaniennes ou lucifériennes dans le jargon steinerien, ne nous jettent pas des peaux de bananes sous les pieds. « Satan, c’est Jésus déguisé. », lançait Bernard de Montréal. Ce qu’il voulait dire, c’est que l’homme se travestit avec une polarité mentale permanente où le bien et le mal, la lumière et l’ombre, les croyances religieuses et les peurs psychologiques sont constamment mélangés dans le mental humain et nous coupent de notre ligne directe avec la Source. Dans le mensonge cosmique, l’homme porte des costumes psychologiques qu’il finit par prendre pour son identité. La conscience commence peut-être simplement le jour où il ose enfin tomber le masque.


Il parlait du Christ avec à la fois énormément de respect…et énormément de distance face au christianisme institutionnel. Il semblait voir Jésus comme une figure profondément initiatique, presque cosmique, mais dépouillée du folklore religieux traditionnel dont on l'a affublé. Et au fond, il revenait toujours à la même idée: l’homme doit développer sa propre intelligence intérieure plutôt que chercher éternellement un sauveur extérieur.


Une parole qui fleurit trente ans plus tard

Son œuvre, longtemps marginale, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt important à l’ère des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle et des débats sur la manipulation psychologique et informationnelle. En effet, plus le monde devient artificiel, réducteur et saturé de manipulations, plus ses enseignements me paraissent d’une actualité et d'une nécessité réelle.


Bien avant l’intelligence artificielle, les guerres narratives modernes et l’hyperconnexion numérique, Bernard de Montréal parlait déjà d’une humanité mentalement programmée, influencée par des forces invisibles, enfermée dans des pensées qui lui sont soufflées du monde astral et qu’elle croit pourtant personnelles.


Il parlait d’ego spirituel, de récupération psychique, de manipulation mentale, de "mensonge cosmique" et de cette immense difficulté pour l’être humain de distinguer ce qui vient réellement de lui-même de ce qui lui est injecté par son environnement, ses croyances, ses peurs ou ses mémoires inconscientes.



Et honnêtement… comment ne pas sentir aujourd’hui l’écho troublant de ces réflexions dans notre époque? Dans un monde où tout semble conçu pour syphonner notre attention, provoquer des réactions "jetables" en mode "fast food" de la pensée, face à une humanité maintenue dans un état de distraction permanente, ses conférences résonnent comme un immense appel à redevenir profondément lucide et simple.


L'homme qui désossait avec humour les miroirs aux alouettes Mais ce qui me touche chez Bernard de Montréal, c’est qu’il ne cherchait pas à créer une nouvelle religion, ni un nouveau courant spirituel, ni une nouvelle dépendance psychologique. Au contraire. Il passait son temps à "foutre des baffes" aux systèmes de croyances, même spirituels, même ésotériques, même à ceux qui auraient pu le glorifier lui-même. Il était habité par un grand sens de l'auto-dérision.


De fait, Bernard de Montréal avait un humour très particulier, sec, grinçant, québécois, parfois brutal, souvent brillant. Il utilisait l’humour pour désamorcer la lourdeur de certains sujets ésotériques ou pour faire éclater les bulles de savon de l’ego. Le site officiel rappelle d’ailleurs qu’il «parsemait ses discours d’humour québécois» afin d’alléger l’atmosphère et de briser certaines rigidités psychologiques. Il répétait sans cesse que quelqu'un qui prétendait penser était déjà «suspect». Il se moquait avec espièglerie et bienveillance des humanitaires (comme moi): «L’ego veut toujours sauver le monde… parce qu’il ne sait pas quoi faire avec lui-même.» Et paf!


Dialogue avec son double cosmique Parmi les concepts les plus fascinants de son œuvre, il y a notamment celui du «double cosmique», cette idée qu’il existerait en nous une intelligence supérieure, reliée à une conscience plus vaste que l’ego humain ordinaire. Une conscience capable d’observer les choses avec davantage de recul, de lucidité et de neutralité. Une conscience libérée des réflexes émotionnels, des peurs et des automatismes mentaux qui gouvernent la majorité des êtres humains. Je sais que certains de ses concepts peuvent sembler déroutants au premier abord. Ils l’ont été pour moi aussi. Même Bernard avouait le caractère ardu de son message: « Quand tu commences à comprendre la vie, tu deviens automatiquement moins intéressant dans les soupers de famille.»


Pour lui, le référentiel intérieur doit être vibratoire. On ne doit plus chercher à comprendre intelectuellement, mais à ressentir énergétiquement et intimement ce qui est vrai et faux. À différentier de l'intuition, elle-même exposée aux manipulations de l'astral. Pour lui, il fallait se libérer du "mensonge cosmique", une interférence des forces psychiques dans le mental humain. Le mensonge cosmique contamine la pensée. Tant que l’ego ne reconnaît pas l’interférence, les influences astrales se mêlent naturellement à sa mémoire et à son vécu intérieur. L’être humain croit alors ressentir ou comprendre par lui-même, alors qu’il interprète souvent la réalité à travers des impressions psychiques qu’il prend inconsciemment pour sa propre vérité.



Qui pense quand je pense? Mais avec le temps, je crois que l’essentiel de son œuvre dépasse largement les mots utilisés. Car derrière les notions d’astral, de fusion, de supramental ou de double, il y a surtout une immense invitation à reprendre possession de notre espace intérieur. À observer nos pensées et à s'interroger sur leur origine. Qui pense en nous? D’où viennent réellement nos pensées? Sommes-nous encore capables de silence intérieur?


Comment retrouver une forme de joie et de calme intérieurs dans un monde devenu extrêmement bruyant mentalement et dans lequel tout le monde veut avoir raison. «Quand quelqu’un vous dit qu’il détient LA vérité… traversez la rue.», confiait-il à un public hilare.


Ce chemin de la liberté intérieur est ardu et peu s'y intéressent, car «L’être humain préfère une belle prison psychologique à une liberté qui le force à penser.»


Enfin, il faut rappeler une figure importante dans son parcours public: Richard Glenn. C’est notamment grâce à son émission télévisée « Ésotérisme expérimental » que Bernard de Montréal a commencé à être connu du grand public québécois à partir de la fin des années 1970.


Nouvelle série d'articles sur la sagesse de "BDM"

Pour toutes ces raisons et parce que Bernard de Montreal m'inspire quotidiennement, j’ai envie d’ouvrir aujourd’hui sur Planète Vagabonde une grande série d’articles consacrés aux enseignements de Bernard de Montréal. Non pas pour transformer cet homme en gourou posthume ou en vérité absolue. Lui-même aurait détesté cela. Mais parce que certaines paroles méritent d’être revisitées avec maturité, nuance et intelligence à la lumière du monde actuel. Cela fera l'objet d'une nouvelle chronique personnelle une fois par trimestre.


Au fil de cette chronique, j’aimerais explorer plusieurs thèmes qui traversent son œuvre: le libre arbitre, l’origine de la pensée, le double, la conscience supramentale, les influences invisibles, la manipulation psychique, les pièges de l’ego spirituel, la souveraineté intérieure ou encore évidemment cette question fascinante: qui pense réellement en nous?


Avec Bernard de Montreal, on comprend que la conscience, c’est peut-être simplement apprendre à observer calmement le cirque… sans forcément vouloir acheter un billet pour chaque numéro.


Enfin, j'aimerais également rendre hommage aux rares personnalités qui l'ont interviewé et grâce à qui Bernard de Montreal s'est fait connaître: Richard Glenn et François Mayotte. Ils nous font plonger avec délice dans cette atmosphère très particulière des années 70-90 québécoises où certaines personnes cherchaient à comprendre le monde autrement, loin des formats ultra-standardisés et ultra-policés actuels.


Et pour les mordus comme moi, je vous invite à découvrir la liste complète de ses conférences disponible en version audio /cliquer sur Communication). Un autre site très riche est intitulé "Bernard de Montréal, énergie du savoir" qu'il est possible de soutenir pour ce long et patient travail bénévole de communication. Je vous invite également à découvrir Obsolette, une tribune de petits dialogues exquis et simplifiés avec brio, inspirés des enseignements de Bernard de Montreal.


Je salue et rends hommage à toutes ces personnes qui prennent encore le temps de préserver ce type d’héritage intellectuel et spirituel d'une valeur inestimable. Dans un monde où tout devient consommable, jetable et instantané, il reste profondément précieux de voir certains êtres continuer à transmettre des paroles qui invitent encore l’homme à ralentir, réfléchir… et peut-être même à retrouver un peu de conscience au milieu du vacarme moderne.




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Élargir son horizon ... balayer chaque idée comme lever une barrière... sentir que tout est disponible dans un temps de silence ...simplement à l'écoute en profondeur ... sans vouloir... laisser la surprise émerger... dans la nudité d'un élément du cosmos.. s'abandonner à la danse de la VIE , la vraie, celle qui est, enfin respirer dans les rayons fondamentaux...

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