Larry Walters, l'incroyable histoire de l'homme qui s'envola sur une chaise de jardin
- Isabelle Alexandrine Bourgeois

- il y a 15 heures
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Le 2 juillet 1982, un chauffeur de camion américain sublime le rejet de son rêve d’enfant en un projet fou. Assis sur une simple chaise de jardin, propulsé par 43 ballons-sonde gonflés à l'hélium, Larry Walters s'élève dans le ciel de Californie jusqu'à près de 4 900 mètres d'altitude. L'histoire est devenue un symbole universel de cette étrange impulsion qui pousse certains êtres humains à s’élever au-dessus du gazon pour vérifier si leurs rêves ont bel et bien des ailes.

L’histoire est bouleversante. Elle raconte l’aventure d’un homme qui nous invite à quitter notre sofa pour prendre de la hauteur, même après un échec. Depuis l'enfance, Larry Walters nourrissait un rêve obsessionnel: voler. Seulement voilà, une mauvaise vue lui avait fermé définitivement les portes de l'US Air Force, où il espérait devenir pilote. Pour beaucoup, cette frustration aurait signé la fin du rêve. Pour Larry, elle marqua le début d'une aventure qui lui prendra vingt ans de réflexion pour réaliser ce que les autorités lui ont interdit et inventer un aéronef furieusement sympathique: une chaise de jardin en aluminium, quarante-trois ballons météorologiques, plusieurs bidons d'eau servant de lest, un parachute, une radio CB, quelques sandwiches, un appareil photo, et un simple fusil à air comprimé destiné à percer progressivement les ballons afin de redescendre. L'ensemble a été baptisé Inspiration I.
Son projet n'est pas aussi improvisé qu'on le raconte. Certes, il sous-estime plusieurs paramètres essentiels, mais il réfléchit à la portance, prévoit un système de lest, une méthode de descente, des communications radio et même un plan de secours. Son intention n'est d'ailleurs pas de monter très haut. Il rêve simplement de flotter une centaine de mètres au-dessus du sol pour contempler tranquillement son quartier avant de redescendre en douceur.
Le destin en a décidé autrement
C’est entouré de ses copains qu’il décide de décoller le 2 juillet 1982 depuis le jardin de la mère de sa fiancée. Carol Van Deusen s’est généreusement endettée pour financer l’opération. Toute la joyeuse bande s’attend à rire un bon coup et récupérer leur ami une heure plus tard, après son pique-nique au 7ème ciel. Larry et son équipe ont également prévu d’informer la tour de contrôle avant de décoller. Mais à leur plus grande stupéfaction, la corde qui retient au sol l’aéronef improvisé s’est rompue sous l’effet d’une forte bourrasque. L'appareil bondit vers le ciel comme un bouchon de champagne. Larry a choisi volontairement de ne pas s'attacher sur sa chaise pour être libre de sauter avec son parachute, en cas d'urgence.
En quelques minutes seulement, la chaise disparaît au-dessus des toits, puis des immeubles, puis des nuages, avant d'atteindre près de 16 000 pieds, soit environ 4 880 mètres d'altitude. Ce qui est surprenant, c’est que malgré son ascension fulgurante, l’échange par radio avec Carole révèle un homme qui se veut rassurant et confiant, tandis que sa compagne au sol panique et lui supplie longuement de redescendre. «Par pitié, reviens, reviens, je ne te vois plus!», s'affole la jeune femme. Car à cette hauteur, la température chute brutalement, l'air se raréfie et les mains commencent à s'engourdir. Larry, qui s'imaginait savourer un pique-nique aérien, se retrouve suspendu au milieu du trafic aérien de Los Angeles, incapable de manoeuvrer, mais communique tranquillement avec des contrôleurs aériens éberlués, pour leur transmettre sa position.

Ceux-ci pensent d'abord à une mauvaise plaisanterie lorsqu'ils reçoivent les premiers messages des pilotes de ligne, eux aussi abasourdis. L'un d'eux signale calmement qu'il vient de croiser... un homme assis sur une chaise de jardin tenant ce qui ressemble à un fusil. On n’a pas de mal à imaginer la scène! D'autres confirmations suivent. Les conversations enregistrées dans les tours de contrôle sont devenues célèbres tant elles paraissent irréelles. Pourtant, Larry est bien là, dérivant lentement dans un espace aérien fréquenté par les avions commerciaux approchant de Los Angeles.
Réalisant que son ascension n’en finit pas, Larry commence à tirer sur quelques ballons avec son fusil à plomb afin d'amorcer sa descente. Le plan fonctionne... jusqu'au moment où le fusil lui échappe des mains et tombe dans le vide! Le voilà désormais prisonnier de sa super drôle de machine, incapable de contrôler réellement son altitude. Il décide alors de jeter progressivement plusieurs bidons d'eau pour équilibrer sa trajectoire tandis que les ballons perdent naturellement un peu de leur portance. Lentement, très lentement, la chaise amorce enfin doucement son retour vers la Terre, comme une feuille morte qui tombe mollement de haut, très haut…
Mais le pauvre Larry n’est pas au bout de ses surprises! Son atterrissage est à l'image du reste de l'expédition: rocambolesque. Les derniers ballons accrochent des lignes électriques à Long Beach, provoquant une panne de courant dans plusieurs quartiers. Les secours interviennent pour décrocher cette guirlande vivante indésirable, tandis que la Federal Aviation Administration cherche désespérément quel texte de loi pourrait bien s'appliquer à un homme qui vient de traverser un espace aérien international... sur une chaise de jardin. L'un des responsables résume alors l'embarras général par une formule devenue célèbre: «Nous savons qu'il a enfreint une règle. Nous essayons simplement de découvrir laquelle...» Larry sera finalement condamné à une amende de 1500 dollars pour avoir pénétré sans autorisation dans un espace aérien contrôlé et fait voler un appareil non homologué. Les règlements sont indispensables à la vie en société. Ils le deviennent un peu moins lorsqu'ils semblent surtout servir à rappeler aux rêveurs qu'ils auraient dû rester les pieds sur terre, sans s'aviser de sortir des couloirs prévus pour eux.

Interrogé par les journalistes sur les raisons d'une telle folie, Larry répond joliment: «A man can't just sit around.», « Un homme ne peut pas simplement rester assis sur une chaise à ne rien faire.» Cette phrase deviendra presque plus célèbre que son vol. Derrière l'humour se cache pourtant une vérité universelle. Certains êtres préfèrent risquer le ridicule plutôt que de mourir lentement dans le confort de leurs regrets. Larry ne cherchait ni la gloire ni l'argent. Il voulait simplement offrir une existence concrète à un rêve que tout le monde jugeait impossible. Comme tout "Vivant" sur cette Terre, il a préféré prendre le risque des remords aux regrets de l'inaction ou de la procrastination.
Une gloire éphémère et le dur retour à la routine
L'Amérique tombe immédiatement sous le charme de ce personnage lunaire. Il enchaîne les plateaux de télévision, notamment chez David Letterman, devient conférencier pendant quelque temps, et reçoit des milliers de lettres. Pourtant, cette célébrité fulgurante s'éteint presque aussi vite qu'elle est apparue. Larry ne parvient jamais à transformer son exploit en véritable carrière. Les contrats disparaissent, les médias passent à d'autres histoires et il reprend une vie discrète, ponctuée de petits emplois de gardien de sécurité et de missions occasionnelles. La presse adore les histoires extraordinaires, mais elle vit déjà de la suivante.
Larry poursuivait un rêve, pas la célébrité. Il n'avait rien d'autre à vendre que son histoire. Or, lorsqu'on poursuit un rêve pendant vingt ans, il arrive un moment où l'on atteint enfin le sommet... et l'on découvre qu'il n'y a plus de montagne à gravir. Beaucoup d'athlètes olympiques ou d'explorateurs décrivent ce phénomène. Après avoir consacré toute leur vie à un objectif unique, ils ressentent un immense vide une fois celui-ci accompli. Larry lui-même laissa entendre qu'il avait réalisé «le rêve de sa vie». «What else?» aurait pu lui demander Georges Clooney... Car que reste-t-il lorsqu'on a déjà vécu ce que l'on considère comme le plus grand moment de son existence?
Cette difficulté n'est d'ailleurs pas propre à Larry Walters. Beaucoup d'aventuriers racontent que le véritable défi commence une fois l'exploit terminé. Pendant des mois, parfois des années, toute leur existence est tendue vers un objectif unique. Chaque journée possède un sens limpide, chaque geste répond à une nécessité. Puis vient le retour. Les valises sont rangées, les interviews s'espacent, les applaudissements s'éteignent et il faut soudain réapprendre à vivre avec des préoccupations infiniment plus banales: payer ses factures, faire ses courses, répondre au téléphone ou tondre sa pelouse.
Peut-être est-ce là le prix discret des grandes aventures. Elles élargissent tellement notre horizon qu'il devient ensuite difficile de rentrer dans le cadre étroit de la vie ordinaire. «Après l'extase, la lessive», comme l'évoque si joliment le titre du livre de Jack Kornfield.
Celui qui a connu l'immensité des océans, le silence des hautes montagnes ou la sensation grisante de flotter au-dessus des nuages ne revient jamais tout à fait le même. Son regard, lui, continue souvent de chercher un autre sommet, une autre ancre à lever, une nouvelle route infinie. Larry Walters n'était sans doute pas nostalgique de sa célébrité. Il était peut-être simplement nostalgique de cet instant unique où, pour la première fois de sa vie, il avait cessé de rêver qu'il volait... pour voler «en vrai».
Mais l’atterrissage fut rude, au propre comme au figuré. Les témoignages de ses proches décrivent un Larry profondément affecté par le sentiment d'avoir connu, en quelques dizaines de minutes, le sommet absolu de sa vie avant de redescendre dans un quotidien devenu presque impossible à habiter.
Les dernières années de son existence sont douloureuses. Sa relation amoureuse de longue date prend fin, les difficultés financières s'accumulent. En octobre 1993, à seulement quarante-quatre ans, il met fin à ses jours dans la forêt nationale d'Angeles. Aucun document connu ne permet d'attribuer son suicide à une cause unique. Les biographes évoquent plutôt un faisceau de facteurs: une dépression, une rupture sentimentale difficile, l'isolement, la précarité professionnelle et une existence qui, selon lui, manquait de hauteur.

Quand un passionné se met à enquêter
L'histoire de Larry Walters aurait peut-être sombré dans les oubliettes de l'Amérique sans la ténacité d'un autre rêveur, le pilote et historien amateur Mark Barry. Fasciné par ce vol aussi improbable que génial, il consacra des années à reconstituer minutieusement l'aventure, retrouvant des témoins, des photographies inédites et les objets dispersés de cette incroyable épopée. C'est lui qui, au début des années 2000, reprit la piste de Carol Van Deusen, l'ex compagne de Larry et véritable cheffe d'orchestre de l'expédition au sol.
Il la retrouva aux côtés de sa mère Hazel, dans la même maison de San Pedro où les quarante-trois ballons avaient été gonflés quelques décennies plus tôt, sur un bout de terrain aussi petit qu'un mouchoir. Carol lui ouvrit ses albums de souvenirs, lui montra des clichés jamais publiés et lui raconta les coulisses de cette journée où elle avait vu l'homme qu'elle aimait, être aspiré par le ciel. Grâce à la passion de Mark Barry, plusieurs pièces du puzzle purent être sauvées de l'oubli, jusqu'à permettre la redécouverte de la célèbre chaise de jardin.

Larry a laissé sa trace du ciel à la terre
Son incroyable chaise, qu'il avait offerte après son atterrissage à un jeune garçon du voisinage nommé Jerry Fleck, réapparaît plusieurs décennies plus tard. Conservée presque intacte, elle est finalement donnée au National Air and Space Museum de la Smithsonian Institution, où elle est aujourd'hui exposée comme un véritable objet du patrimoine aéronautique américain. Ce simple siège de jardin raconte désormais, mieux que bien des avions sophistiqués, jusqu'où un rêve obstiné peut conduire un être humain.
L'héritage de Larry dépasse d'ailleurs largement cette chaise suspendue dans un musée. Son histoire a inspiré un film australien, Danny Deckchair, plusieurs œuvres artistiques, des chansons, des livres, des documentaires et une multitude d'inventeurs amateurs fascinés par son audace. Plus encore, elle continue d'être racontée dans les écoles d'ingénieurs, les conférences sur la créativité et les formations consacrées à l'innovation comme l'illustration parfaite de ce mélange déconcertant de naïveté, d'ingéniosité et de courage qui accompagne parfois les plus grandes aventures humaines.

Il est facile de sourire devant cette silhouette perdue dans le ciel, assise dans une chaise de jardin comme si elle attendait tranquillement le coucher du soleil. Pourtant, derrière cette image devenue iconique se cache une question infiniment plus profonde. Combien de rêves renonçons-nous à poursuivre parce qu'une administration, une norme sociale ou simplement la peur nous ont expliqué qu'ils n'étaient pas raisonnables? Larry Walters n'a pas changé l'histoire de l'aviation. Il n'a inventé aucune technologie révolutionnaire. Mais il a rappelé au monde qu'entre la folie et le génie existe parfois un territoire que seuls les rêveurs acceptent d'explorer.
Son aventure demeure un merveilleux paradoxe. Elle nous enseigne que l'audace peut ouvrir des horizons insoupçonnés, mais qu'elle ne protège ni de la solitude, ni des blessures intérieures. Elle rappelle surtout qu'un exploit ne suffit pas toujours à donner un sens durable à une existence. Les quelques dizaines de minutes passées au-dessus des nuages ont fait entrer Larry Walters dans la légende. Les onze années qui ont suivi nous rappellent, avec une infinie pudeur, qu'il est parfois plus difficile d'apprendre à vivre après avoir touché le ciel que d'oser s'y envoler.
Le sommet n'est jamais la destination. Il est une initiation.
Le problème commence lorsque l'on croit que le but du voyage est d'atteindre le sommet, alors qu'il n'est qu'un lieu de passage. Ce qui compte, c'est avec quelles nouvelles qualités et état d'esprit, l'homme ou la femme qui en redescend.
Rudolf Steiner disait qu'une expérience spirituelle n'a de valeur que si elle nous rend plus humains dans la vie quotidienne. Un extase, une vision ou un exploit qui ne nous apprend pas à mieux aimer, mieux travailler ou mieux rencontrer l'autre reste inachevé. De la même manière, le zen affirme: «Avant l'illumination, couper du bois, porter de l'eau. Après l'illumination, couper du bois, porter de l'eau.» Autrement dit, la véritable transformation ne consiste pas à vivre des moments extraordinaires, mais à regarder autrement les gestes les plus ordinaires et à rester dans le fil de la merveille, même quand on passe l’aspirateur.
Joseph Campbell, qui a étudié les mythes du monde entier, disait que l'erreur de nombreux héros est de croire que l'aventure s'achève lorsqu'ils trouvent le trésor. En réalité, la dernière étape est le retour, revenir parmi les siens et offrir ce que l'on a découvert. Celui qui refuse ce retour risque de rester prisonnier de sa propre épopée. C’est peut-être bien ce qui est arrivé à Larry...
Cette idée rejoint étonnamment les psychologues contemporains. Ils parlent aujourd'hui du «post-achievement blues» (le blues de l'après-exploit), une variante au "baby blues" que tout le monde connaît, soit l'illusion selon laquelle l'accomplissement d'un objectif nous procurera un bonheur durable. Une fois le sommet atteint, ce n'est pas seulement l'excitation qui retombe; c'est aussi toute la structure intérieure qui soutenait la quête. Le vide n'est donc pas un échec. Il est souvent l'invitation à découvrir une source de sens plus profonde que la performance elle-même.
Viktor Frankl irait encore plus loin. Lui qui avait survécu aux camps de concentration rappelait que le sens d'une vie ne réside jamais dans un moment exceptionnel, mais dans la manière dont nous répondons à ce que la vie nous demande aujourd'hui. Le sens n'est pas derrière nous, dans le souvenir d'un exploit; il est toujours devant nous, dans une responsabilité nouvelle.
Je connais bien ce syndrome du vide après la grande aventure, qu’elle soit extraordinaire ou douloureusement intense. Après avoir navigué en Antarctique, sillonné l’Europe en camping-car, traversé la planète au cours d'une Marche pour la Paix ou travaillé dans des contextes de guerre, les retours à la normal n'ont jamais été simples à gérer.

Je crois d'ailleurs que les grands explorateurs qui vieillissent sereinement ont tous découvert ce secret. Leur plus belle aventure finit par ne plus être l'ascension d'une montagne ou la traversée d'un océan, mais sans doute la transmission. Ils cessent de vouloir revivre leur exploit et cherchent désormais à allumer une étincelle chez d'autres rêveurs en herbe. Mike Horn ne se contente plus de raconter ses expéditions, il accompagne des jeunes. L'explorateur Jean-Louis Étienne parle davantage de la fragilité de la planète que de ses records. Bertrand Piccard explique que ses tours du monde n'étaient finalement qu'un prétexte pour explorer les ressources intérieures de l'être humain.
D'ailleurs, petite parenthèse, il y a 20 ans, alors journaliste au Matin, je couvrais le saut à l'élastique de l'explorateur suisse, en état d'auto-hypnose, depuis une cabine de téléphérique en Suisse. L'équipage technique m'avait alors proposé de sauter à mon tour. Ce n'était pas prévu, mais toujours en quête d'aventure et de dépassement, j'avais sauté en poussant un hurlement si puissant que toutes les marmottes du versant avaient regagné leur terrier en catastrophe.
Au palmarès des aventuriers que j'ai rencontrés, je pense aussi au formidable défi qu'avait relevé Jean-Jacques Savin que j'avais rencontré sur "La route de la joie" dans le bassin d'Arcachon et qui avait fait l'objet d'un reportage de ma part et d'un livre écrit par Sophie Zeeny. En 2019, ce retraité de 74 ans avait traversé avec succès l'Atlantique dans un tonneau, poussé par les vents et les courants. Comme Larry, il voulait faire de sa vie, un rêve éveillé. Mais lui aussi voulait repartir à tout prix... Et quel prix! Trois ans après son exploit, il entendait traverser l'Atlantique à la rame et devenir "le doyen de l'Atlantique", une façon de narguer la vieillesse, pensait-il. Il a été retrouvé mort à bord de son embarcation, au large des Açores.

Apprendre à aimer la vie sur Terre
Peut-être est-ce là la plus belle leçon de Larry Walters. Son véritable défi n'était pas de s'élever à près de cinq mille mètres d'altitude. C'était d'apprendre à aimer de nouveau la terre ferme. Et nous connaissons tous, à notre manière, cette même épreuve. Nous avons nos sommets, une naissance, un amour, un livre publié, un tour du monde, une victoire, une guérison. Puis la vie reprend son cours, avec ses lessives, ses courses, ses pleins d’essence à transformer en «plein d’essentiel», ses rendez-vous et ses jours sans éclat.
Si nous croyons que le bonheur habite uniquement les sommets, nous passerons notre existence à regretter les vallées. Mais si nous comprenons que les pics des montagnes ne sont là que pour nous apprendre à regarder autrement les célèbres «mornes plaines» évoquées dans le recueil Les Châtiments de Victor Hugo, alors chaque matin ordinaire peut devenir une nouvelle aventure ordinaire extraordinaire.




Très justes réflexions ! Avoir un but est stimulant, atteindre un objectif est magnifique, continuer le chemin au quotidien demande un approfondissement, le chercher est déjà un premier pas, la suite est surprise et mystère !... En avant, avec le coeur, Blandine