Cartographie mondiale de la conscience collective
- Isabelle Alexandrine Bourgeois

- 15 août 2025
- 25 min de lecture
Dernière mise à jour : 19 août 2025
À l’heure où chaque geste numérique laisse une empreinte, où chaque interrogation devient une requête tapée sur un clavier, le web est devenu la caisse de résonance de l’esprit humain. Google, avec ses plus de 8,5 milliards de requêtes quotidiennes et plus de 91 % de part de marché dans la recherche en ligne, s’impose comme le miroir de nos préoccupations, de nos désirs et de nos peurs, tout du moins en Occident. Planète Vagabonde propose une analyse approfondie autour d'un inventaire estimatif des niveaux de conscience de notre planète calculé grâce aux nouveaux outils technologiques.

Cela fait des années que je souhaite dresser une cartographie mondiale de la conscience humaine. L’arrivée de l’IA et ses calculs algorithmiques instantanées me permettent enfin de tenter de relever ce défi, non pas dans une perspective strictement académique ou sociologique, mais dans une approche vivante, nourrie à la fois de données numériques, d’intuitions personnelles critiques et d’un regard subjectif sur l’état d’esprit planétaire.
Ainsi, la méthodologie adoptée pour cette cartographie repose sur l’analyse des tendances de recherche mondiales de l’année 2024, enrichies par les rapports officiels de Google Trends, les classements annuels des mots-clés les plus consultés, et les variations régionales de centres d’intérêt. En outre, j'ai défini mes propres critères de recherche, car pour moi, une conscience élevée n’est pas un ensemble d’opinions progressistes, mais la manière dont on perçoit, traite et intègre la réalité : autonomie de pensée, lucidité sur soi-même, intelligence émotionnelle, vision à long terme de ses actes, lecture multidimensionnelle du réel, liberté intérieure, humour et recul. Le diagnostic esquissé, sans prétendre à l’exhaustivité, dessine ainsi les grands pôles d’intérêt, les disparités régionales, les focalisations émotionnelles de l’humanité connectée.
Cette cartographie n’est pas une image figée. Elle est une photographie instantanée d’un esprit mondial en perpétuelle métamorphose, traversé de tensions, de pulsions, de quêtes de sens et de besoins d’évasion.
En s’appuyant sur une combinaison philosophique, psychologique et anthropologique, et non sur des indicateurs biaisés par des agendas politiques ou médiatiques, une conscience élevée se reconnaît moins aux opinions qu’aux qualités d’être.
Avant d’agréger des paniers de mots-clés selon les critère de conscience précités, observons déjà ce sur quoi l’attention du public se porte en priorité aujourd'hui.
Palmarès des occupations de l’esprit
Commençons par les domaines d’intérêt les plus recherchés sur la Toile. Les données indiquent que le sport, la technologie et le divertissement dominent massivement la conscience collective mondiale, représentant environ 75% des préoccupations globales. Des variations régionales significatives nuancent toutefois ce panorama, permettant de dessiner un portrait détaillé des mentalités nationales et régionales.

Je vois déjà de nombreux lecteurs parmi vous affolés pour l'avenir de notre planète. Pas de panique! D’après le célèbre psychiatre américain David R. Hawkins et sa Carte de la Conscience, pour compenser 75 % de l’humanité qui vibrerait au plus bas niveau, il ne faudrait qu’une fraction infime d’humains vibrant à de très hauts niveaux par la méditation et la joie. Selon son calcul logarithmique, moins de 1 % de la population mondiale éclairée suffirait à équilibrer la conscience globale de l'humanité.
De plus, tous les humains qui se passionnent pour le foot ne sont pas des brutes épaisses. On peut être à la fois un amateur du ballon rond et un humain conscient, généreux et altruiste. Cette petite parenthèse pour ne pas nous laisser embarquer dans des jugements à l'emporte-pièce...

Revenons au sport. Celui-ci s’affirme comme le domaine le plus fédérateur de la conscience collective mondiale. En 2024, les compétitions majeures ont tenu en haleine des milliards de personnes : l’Euro 2024 de football et la Coupe d’Afrique des Nations, ou encore les Jeux Olympiques de Paris 2024, figurent en tête des tendances de recherches dans de nombreux pays. Cette omniprésence s’explique par le caractère émotionnel et identitaire du sport : les victoires et exploits sportifs génèrent une ferveur collective transcendant les frontières.
Le football, aujourd’hui, dans l’inconscient collectif, joue un rôle qui rappelle fortement le panem et circenses des Romains, du « pain et des jeux » qui maintenaient le peuple rassasié et distrait pendant que les élites ourdissaient possiblement des complots contre lui. Son succès repose sur plusieurs ressorts profonds qui combinent mécanismes archaïques, besoins émotionnels, mirage de l’argent et construction identitaire. C’est un champ de bataille ritualisé où l’on peut exprimer des émotions intenses, interdites ou réprimées dans le quotidien.

En deuxième position : la technologie
La technologie représente environ 25% des préoccupations mondiales, révélant une véritable obsession collective pour l’innovation numérique. L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle en est l’illustration la plus marquante : en 2024, ChatGPT est devenu le symbole de cette fascination technologique, figurant parmi les requêtes les plus fréquentes à l’échelle mondiale. Deux ans après son lancement, l’IA conversationnelle et ses dérivés se sont démocratisés auprès du grand public, au point que les internautes ont massivement recherché comment utiliser l’IA au quotidien.
Les centres d’intérêt technologiques varient cependant selon les régions, reflétant des priorités numériques différentes. Ainsi, la Corée du Sud se distingue par des recherches orientées gaming et K-pop (illustrant le rayonnement de sa culture pop et de son industrie du jeu vidéo), tandis que l’Inde manifeste une fascination pour l’éducation en ligne et les outils technologiques liés à la réussite scolaire (par exemple, le site indien de résultats d’examens Sarkari Result figure parmi les recherches globales les plus fréquentes.
Au Japon, on observe un engouement pour les innovations technologiques mêlé à l’intérêt pour la culture pop locale (manga, dessins-animés), ce qui teinte les tendances japonaises d’une couleur particulière.
L’Allemagne et les pays nordiques montrent en 2024 une plus grande sensibilité aux questions technologiques et industrielles (par exemple l’intérêt pour les innovations automobiles, la transition énergétique), là où les pays méditerranéens – Espagne, Italie, Grèce – ont vu le sport et le divertissement dominer plus nettement leurs tendances.
L’Europe centrale et de l’Est, quant à elle, reste très focalisée sur l’actualité régionale (les pays proches du conflit ukrainien cherchant massivement des informations liées à la sécurité et à la guerre).
Cartographie des outsiders
Je me suis évidemment questionnée sur ce qui intéressait en premier les peuples dans les pays à système numérique indépendant, comme en Chine, en Iran et en Russie ? Je me suis appuyée sur les tops officiels de Baidu (moteur de recherche chinois) et j'ai comparé les tendances officielles observées sur les VPN pour accéder à Google.
En Chine, les recherches en ligne reflètent surtout les succès technologiques, sportifs et culturels mis en avant par Baidu. Mais derrière cette vitrine, l’utilisation des VPN révèle une jeunesse curieuse des débats internationaux, des innovations étrangères et de la géopolitique.
Avec Yandex comme moteur principal et VK comme réseau social dominant, la Russie affiche des tendances largement tournées vers l’économie domestique, la culture locale et un discours patriotique sur la protection du pays. Mais les recherches via VPN sur Telegram ou sur Google étranger montrent un appétit croissant pour l’actualité internationale non filtrée, la santé et des perspectives économiques hors du discours officiel.
En Iran que je connais bien, le réseau est officiellement verrouillé : Google, Facebook et YouTube sont filtrés. Les recherches sur Aparat (YouTube iranien), ainsi que sur des plateformes locales, affichent une société à deux vitesses : l’une tournée vers la religion, les traditions et des divertissements compatibles avec la loi islamique. L’autre, en souterrain, ouverte sur un autre monde avec des débats politiques, un féminisme clandestin et l’intérêt pour des musiques « interdites » (Lady Gaga ou Metallica). La conscience collective y est comme un bazar : en façade, ordre et respect des codes ; dans les allées cachées, un marché bouillonnant d’idées et de joyeux événements clandestins en rupture avec le récit officiel. Dans la rue, on porte le voile et on marche au pas. En privé, place aux mini-jupes, au verre de vin et aux chevelures longues et soyeuses.
En Corée du Nord, l’accès à Internet est remplacé par un intranet strictement contrôlé. Les informations y sont rares et filtrées, mais certains parviennent à introduire du contenu étranger via clés USB ou radios clandestines, maintenant ainsi un lien fragile avec le reste du monde. Divertissement et culture : l’échappatoire mondiale
Le divertissement – cinéma, séries, musique, jeux vidéo – constitue un autre pilier majeur de la conscience collective. En 2024, les requêtes de divertissement ont été omniprésentes, occupant une large part des tendances globales (on estime environ 20% des recherches totales). Les sorties cinématographiques et les séries à succès déclenchent une curiosité collective considérable : par exemple, le film d’animation « Vice-versa 2 » (Inside Out 2) s’est hissé en tête des recherches mondiales dans la catégorie cinéma, témoignant de l’impact planétaire des productions Disney-Pixar.
Une part conséquente des recherches met en lumière une véritable quête d’évasion de la part des internautes. En période d’incertitude ou de stress global, le divertissement devient un refuge privilégié, ce que confirment les tendances de recherche. Les séries télévisées, par exemple, ont connu en 2024 un engouement tout particulier : en France, des séries comme Anthracite (thriller sur une secte), Broceliande (mini-série franco-belge fantastique) ou The Gentlemen figurent en tête des requêtes séries.

Cet appétit universel pour le divertissement traduit un besoin d’évasion partagé pour le rêve, l’aventure ou la fantaisie, mais pas que : en 2025, l’horreur représente 17 % des billets de cinéma vendus en Amérique du Nord, contre 4 % il y a dix ans. Les films d’horreur sont surtout appréciés par la génération née entre 1981 et 1996 appelée les Millenials. Quant à la Gen Z (13-28 ans aujourd’hui), première génération née dans un monde totalement numérique, ils sont 28 % à déclarer que l'horreur est leur genre de film favori, juste après la comédie (48 %) et l’action (29 %). Ils ont grandi avec TikTok, YouTube et une succession de crises mondiales : crise économique de 2008, attentats, pandémie de COVID, « urgence climatique », guerres en direct sur les réseaux sociaux. Leur tolérance au contenu fort est plus élevée que celle des générations qui ont découvert les images chocs plus tardivement.
Top 4 : Politique et actualité
Les préoccupations politiques et d’actualité présentent les variations régionales les plus prononcées au sein de la conscience collective mondiale. En 2024, l’élection présidentielle américaine a captivé l’attention planétaire, figurant au premier rang des recherches d’actualité dans le monde. Cependant, l’intérêt pour ce scrutin variait selon les régions : il était très suivi en Europe et en Asie, tandis que d’autres zones comme l’Afrique y étaient moins sensibles, focalisées sur leurs enjeux locaux.
Parallèlement, d’autres actualités ont dominé régionalement : en Europe, les esprits restaient marqués par la guerre en Ukraine (assommés par une actualité guerrière en boucle) et les soubresauts politiques du continent, alors qu’en Amérique latine et au Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien suscitait une attention soutenue. Ces différences révèlent des fractures géopolitiques dans la conscience collective – chaque aire culturelle étant prioritairement concernée par les crises qui la touchent de près.
Amériques : des contrastes révélateurs
Les Amériques offrent un tableau contrasté de la conscience collective, reflétant des contextes très différents du Nord au Sud. Aux États-Unis, la conscience collective révélée par les recherches Google paraît presque insulaire par moments : les tendances 2024 font émerger en tête des préoccupations très liées à la culture de consommation et de divertissement américaine (par exemple, un intérêt massif pour la chaîne de magasins Lowes, pour le jeu vidéo phénomène Roblox). L’américain moyen semble ainsi en 2024 davantage préoccupé par des sujets de vie quotidienne et de loisirs – shopping en ligne, franchises de sport nationales (les recherches autour des Lakers ou des Warriors figurent parmi les plus fréquentes), sorties de films et jeux vidéo – que par l’international.
À l’inverse, le Canada voisin présente un profil de recherches plus tourné vers l’extérieur et assez aligné avec l’Europe : on y retrouve fortement les grands événements sportifs globaux, l’actualité internationale, et une part moindre de marques strictement locales. Ce contraste nord-américain illustre comment des sociétés pourtant proches géographiquement peuvent avoir des consciences collectives distinctes, façonnées par leur culture médiatique propre.
Pour la petite histoire, dans le classement des pays les plus spirituels au monde, le Canada figure en première place.
Le rôle des médias dans la programmation collective
Rappelons que les médias façonnent la conscience collective et le choix des mots-clés recherchés en sélectionnant, hiérarchisant et répétant en boucle certaines informations jusqu’à en faire des évidences partagées par « mantra » idéologique. En choisissant les mots, les images et le ton, ils donnent une couleur émotionnelle aux événements, orientant l’opinion plus par perception que par des faits bruts.
Ils créent ainsi un agenda mental commun : ce dont on parle, ce qu’on craint, ce qu’on espère, mais aussi ce que l’on oublie. À l’ère où les perceptions règnent en maître, les shoots émotionnels que le système occidental distribue en accès libre comme une scène ouverte de la drogue, n’ont plus rien à voir avec le réel. Lorsque l’homme s’abandonne à la perception brute, il se condamne à confondre l’ombre avec la lumière. Prisonnier de nos sensations, nous devenons un acteur qui confond le théâtre avec la vie. Nos sens nous donnent l’illusion du réel, mais ce que nous prenons pour vérité n’est que le reflet déformé de notre propre mental. « Se libérer, c’est cesser de réagir aux images et commencer à créer à partir de la lumière de notre conscience », expliquait l’initié Bernard de Montréal.
En Amérique latine, la conscience collective révèle un mélange d’universalité et de local. Le Brésil, géant régional, reste passionnément focalisé sur le football. Les célébrités locales (artistes musicaux, influenceurs) occupent une place importante dans l’esprit des Brésiliens en ligne, tout comme les préoccupations économiques nationales (inflation, commerce local).
D’autres pays latino-américains montrent un attachement marqué aux questions politiques régionales (crises politiques, scandales de corruption, etc.), qui peuvent surpasser l’attention portée aux grands thèmes mondiaux. Ainsi, l’intérêt pour le conflit en Ukraine ou pour l’élection américaine, quoique présent, y a été éclipsé par des sujets comme l’économie domestique ou les tumultes politiques chez les voisins.
Globalement, le continent américain illustre que la culture nationale et la situation socio-économique de chaque pays modulent fortement la conscience collective, malgré un accès commun à l’information globale.
En raison d’une certaine instabilité gouvernementale, de manifestations massives, de scandales de corruption, de changements de constitution ou de tensions diplomatiques, la politique est perçue comme vitale, contrairement au sport ou au divertissement. De plus, en Amérique du Sud, les réseaux sociaux et les moteurs de recherche sont devenus des outils centraux de coordination citoyenne pour organiser des manifestations, suivre en direct des votes parlementaires ou partager de vidéos et preuves lors de répressions ou scandales.

L’engagement politique est culturellement valorisé, parfois même au-dessus des loisirs, parce que la politique est vécue comme une affaire urgente, personnelle et collective, avec un impact immédiat. En Europe, contrairement à l’Amérique du Sud, les débats politiques publics sont de plus en plus muselés. Certaines critiques estiment que les campagnes électorales peuvent être biaisées par l’influence de l’UE via l’annulation d’élections pour ingérence supposée (Roumanie), la menace de couper des fonds européens, la régulation transnationale de la publicité politique en ligne, et le soutien explicite à certains candidats pro-européens.
Cette ingérence faussement douce de la Commission européenne via ses lobbyistes et ses canaux de communication retire peu à peu tout sens critiques auprès de ses citoyens qu’elle laisse, comme dans la fable de La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite d’Olivier Clerc, bouillir lentement et à petit feu, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus la force de dénoncer un système qui les a dupés.
Ces mécanismes de manipulation, réels ou perçus, alimentent l’idée que Bruxelles conditionne les choix politiques nationaux des Européens qui ont laissé leur esprit critique s’anesthésier.
Asie : diversité et spécificités technologiques
L’Asie présente la plus grande diversité de consciences collectives au monde, à l’image de la mosaïque culturelle et économique du continent. En 2024, l’Inde offre un exemple frappant de conscience collective multiple : les Indiens recherchent aussi bien des termes technologiques de pointe (traduction de l’intérêt du pays pour l’IT et le numérique) que du divertissement Bollywood, des requêtes liées à l’éducation ou le cricket (son sport roi, aux échos planétaires). Elle consomme massivement vidéos et chansons sur YouTube (la requête « YouTube » étant littéralement le mot le plus recherché au monde en 2024. Cette combinaison d’aspirations technologiques et de culture locale illustre l’intérêt collectif d’une puissance émergente, tournée vers l’avenir tout en restant attachée à ses passions traditionnelles.

Afrique et l’émergence numérique
En Afrique et dans de nombreuses régions en développement, l’intérêt collectif numérique est en pleine mutation. Le taux d’accès à Internet y reste plus faible (environ 38% des Africains utilisaient Internet en 2024 selon l’UIT), mais la croissance est rapide, amenant de nouvelles populations dans la sphère de la conscience connectée.
Les tendances africaines restent moins documentées par manque de données exhaustives, mais on observe certaines caractéristiques émergentes. D’une part, un effet d’influence extérieure : les puissances numériques comme l’Inde et la Chine, très présentes économiquement en Afrique, voient leur influence se refléter dans les recherches. Par exemple, la popularité de TikTok ou des smartphones chinois se traduit dans plusieurs pays africains par des requêtes liées à ces produits ou services.
Les mots-clés révélateurs de l’âme collective
À présent, élaborons plus précisément les critères évoqués en introduction avec une recherche de mots-clés autour de l’éveil, de la liberté et de la conscience. J’ai demandé à Goodle Trend d’analyser les questions existentielles, telle que : « C’est quoi », « Pourquoi » et « Comment».
Ce qui est rassurant, c’est que partout dans le monde, les internautes posent à Google des questions commençant par «Qu’est-ce que…» ou «Pourquoi…», témoignant d’un besoin de compréhension face à la complexité du monde actuel. En France par exemple, les questions les plus tendances de 2024 ont été édifiantes: «C’est quoi une IVG ?» (concernant l’interruption volontaire de grossesse) arrive en tête des recherches avec l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution française. De même, «C’est quoi le PFAS ?» (sur les polluants chimiques «éternels») ou «C’est quoi le Mpox ?» figurent dans le top 3, montrant la peur que les sujets de santé publique et d’environnement suscitent auprès de l’opinion publique.
Peut-être un signe que les citoyens se réveillent : «C’est quoi le wokisme ?» atteint la 6ᵉ place des recherches de définition: la conscience collective interroge ainsi les nouveaux concepts idéologiques et sociaux qui émergent. Il n'est pas étonnant de constater que la liberté de conscience, contrairement à ce que l'on croit, est la plus bridée en Europe et en Amérique du Nord, pays dit "démocratiques". Le recul dramatique de la liberté d'expression dans ces régions se traduit en chiffres et en graphiques.

Les événements catalyseurs de solidarité globale
Les crises majeures agissent comme des catalyseurs instantanés de la conscience collective mondiale. À chaque catastrophe naturelle, conflit ou pandémie, on observe une flambée synchronisée de recherches et de discussions aux quatre coins du globe. Ces sursauts traduisent la capacité d’empathie globale de l’humanité connectée : lorsque le séisme dévastateur en Turquie et Syrie frappe début 2023, les requêtes liées à l’événement explosent internationalement tandis que l’aide s’organise en ligne.
De même, dès l’opération militaire russe en Ukraine en 2022, des pics de recherches sur l’Ukraine, Kiev, l’OTAN, etc., se produisent dans des pays parfois très éloignés géographiquement, signe d’une prise de conscience instantanée et quasi mondiale de la gravité du moment.
En 2023-2024, on l’a vu, la guerre Israël-Hamas a immédiatement figuré tout en haut des tendances de recherche dans de multiples pays, démontrant à nouveau que certaines tragédies mobilisent l’attention planétaire presque en temps réel.
Quant à la guerre unilatérale menée par l’État d’Israël dans la bande de Gaza, les recherches liées au terme «génocide à Gaza » montrent une acceptation mondiale grandissante du mot. Ainsi, la population espagnole par exemple partage à 71% la perception que nous avons bien à faire à un génocide du peuple palestinien.

Cependant, l’attention collective obéit aussi à des cycles d’intensité variable. Cette volatilité de l’attention peut soulever des questions sur la capacité de mobilisation à long terme de l’opinion publique internationale. Alors qu’Internet donne à chacun accès en continu aux drames du monde, le risque est une saturation émotionnelle conduisant au détachement.
La conscience collective, bombardée de crises successives (Ukraine, pandémie, Gaza, etc.), peut parfois s’émousser ou se détourner, recherchant d’autres centres d’intérêt pour échapper à l’angoisse. Mais ce désintérêt peut aussi signifier que l’opinion publique est moins encline à se faire instrumentaliser… C’est en tout cas mon avis. Il ne faut pas confondre « indifférence » et « retrait du jeu des manipulations ». Car de nombreuses actions solidaires sont malgré tout mises en place derrière les projecteurs médiatiques dans le but de ne pas être récupérées à des fins politiques. Par exemple, la petite structure Emergency Response Rooms au Soudan, financée par des citoyens locaux et des Soudanais de l’étranger, a créé plus de 600 centres communautaires clandestins pour fournir nourriture, eau, soins, évacuation, et soutien psychologique à leurs voisins. Ces actions sont invisibles dans les médias, mais vitales sur le terrain, et ont aidé plus de 11,5 millions de personnes en 2024.
L’émergence d’une préoccupation écologique planétaire
Bien qu’encore modérées en volume relatif (environ 10% des recherches mondiales en 2024 se rapporteraient directement à l’environnement), les préoccupations écologiques gagnent rapidement du terrain au sein de la conscience collective. Le sujet controversé du changement climatique notamment s’est imposé comme un thème récurrent, grâce ou à cause du martelage des médias subventionnés.
De même, les inondations historiques en Europe ou les méga-feux en Australie ont engendré des pics de requêtes du public cherchant à comprendre ou à aider (« comment aider après incendies Australie », etc.). Pour les moteurs de recherche, « ces réactions témoignent d’une prise de conscience collective de la crise climatique en cours ». Mais elles pourraient bien indiquer simplement un élan de solidarité propre aux humains, ni plus ni moins.

Si l’environnement n’occupe pas encore autant l’esprit collectif que le sport ou le divertissement, il s’installe durablement parmi les sujets qui comptent, en particulier chez les jeunes générations fortement sensibilisées, quand elles ne sont pas instrumentalisées. Des sondages mondiaux montrent d’ailleurs une éco-anxiété grandissante chez les 16-25 ans face au "dérèglement climatique", ce qui se reflète en ligne par un intérêt accru pour les contenus liés à la protection de la planète.
Cette conscience environnementale montante se manifeste de multiples façons dans les tendances du web. On observe par exemple une popularité accrue des recherches sur les gestes écoresponsables du quotidien : tri des déchets, recettes de produits ménagers maison, modes de transport doux… Sur les réseaux sociaux, les communautés «green» partagent massivement des écodéfis, et Google voit passer des requêtes comme «astuce zéro déchet» ou «bilan carbone vol Paris-New York».
Parallèlement, il y a une demande croissante de transparence écologique envers les entreprises et gouvernements. Les internautes cherchent à vérifier les allégations (d’où des requêtes sur le greenwashing, sur les labels bio, etc.) et à soutenir des initiatives dites «authentiquement vertueuses». Le marketing n’est pas en reste : la notion d’«authenticité écologique» des marques est devenue un thème suffisamment en vogue pour apparaître dans des analyses de tendances en 2024, signe que la conscience collective pousse les entreprises à s’aligner sur ses valeurs émergentes.
En somme, l’écologie est passée du statut de préoccupation marginale il y a 20 ans à celui de dénominateur commun de plus en plus présent dans l’esprit du public mondial, même si elle peut parfois être accompagnée d’une belle hypocrisie politique. Par exemple, on nous vend la voiture électrique comme la panacée verte, mais avant même de toucher le bitume, elle a déjà coûté cher à la planète : ses batteries lithium-ion, gorgées de cobalt, nickel et manganèse, sont extraites à coups de bulldozers, de bras d’enfants, d’eau pompée sans compter et de rejets toxiques, le tout souvent alimenté par de bonnes vieilles centrales au charbon chinoises ou indonésiennes. Résultat : à la sortie d’usine, sa facture carbone peut être de 30 à 70 % plus salée qu’une thermique. Mais chut… ça gâche la photo sur la pub de l’agenda mondialiste.

De plus, les climato-réalistes mettent en avant que la hausse actuelle pourrait être en partie liée à des causes naturelles, que le CO₂ a déjà varié naturellement dans l’histoire de la Terre, bien avant l’ère industrielle, en réponse à des cycles climatiques (cycles de Milankovitch, variations solaires, activité volcanique) et que l’influence humaine, bien qu’existante, serait surestimée par le consensus scientifique qui utiliserait la neutralité carbone comme levier pour imposer des normes de contrôle à tous les États membres.
Géographies contrastées de la conscience écologique
La sensibilité environnementale n’est toutefois pas uniforme à travers le globe : elle présente des géographies contrastées. Les pays d’Europe du Nord (Scandinavie, Allemagne, etc.) affichent depuis plusieurs années une conscience écologique plutôt développée, ce qui se reflète dans les comportements en ligne. Par exemple, des termes liés à la transition énergétique (voitures électriques, énergies renouvelables) sont bien plus fréquents dans les recherches de ces pays que la moyenne mondiale. Les Scandinaves se renseignent massivement sur les pompes à chaleur, le recyclage, et suivent de près les actualités des COP climat, traduisant une conscience pleine de bonne volonté écologique certes, mais aussi perméable à la conformité verte des agendas politiques hors sol.
On montre souvent du doigts les pays en voie de développement comme porteurs d'une conscience loin des préoccupations environnementales: en Afrique, la conscience écologique prend un autre visage et trouve appui dans la survie quotidienne plutôt que dans des slogans. De la Grande Muraille Verte qui reverdit le Sahel aux initiatives locales comme Solar Sister, réseau de femmes distribuant l’énergie solaire dans les villages, ou le Green Belt Movement de Wangari Maathai, semeur de millions d’arbres au Kenya, le continent déploie des solutions pragmatiques et régénératrices à ne pas sous-estimer.
Ici, on recycle des tongs échouées en œuvres d’art, on restaure les sols avant qu’ils ne deviennent stériles, on mise sur l’énergie du soleil plutôt que sur le charbon. Si l’Afrique est bien moins polluante que les pays occidentaux, c’est que son industrialisation reste limitée, sa consommation par habitant modeste, et ses modes de vie encore empreints de frugalité circulaire.

Loin d’être un retard, cette sobriété pourrait bien devenir un atout stratégique : un modèle vivant d’équilibre entre l’homme et la nature, dans un monde où l’excès des uns menace l’avenir de tous.
Le « haut niveau de conscience » selon Google
Les indicateurs officiels du calcul d'un haut niveau de conscience selon Google sont l’écologie, la migration et les droits, soit des critères politiques dits «progressistes». Or, ceux-ci peuvent être trompeurs s’ils mesurent avant tout la conformité à un agenda idéologique ou médiatique, plutôt qu’une réelle autonomie de pensée.
Prenons l’égalité des genres : présentée comme une valeur post-matérialiste, elle se pare des vertus de la réflexion libre, alors qu’elle est souvent portée par les grandes institutions transnationales – ONU, Union européenne, ONG financées par des géants économiques – qui en font un outil de normalisation culturelle. L’adhésion plus ou moins enthousiaste et forcée de la jeunesse y ressemble parfois plus à un alignement sur le discours dominant qu’à une prise de conscience éclairée.
Même constat avec l’éco-anxiété, que les enquêtes décrivent comme le signe d’une sensibilité écologique accrue : elle naît bien souvent d’un bombardement médiatique alarmiste, nourri de scénarios apocalyptiques et de chiffres privés de contexte.
Résultat : une peur figée qui paralyse l’action concrète, là où une conscience écologique mature se traduirait par un engagement local, pragmatique et serein. Par exemple, en France, des initiatives citoyennes appelées «Jardins Pirates» ou «Potagers Pirates» voient le jour. Des individus plantent des fruits et légumes dans des espaces publics, souvent des terrains vagues ou des lieux abandonnés, pour créer des jardins partagés et accessibles à tous.

Ces actions visent à végétaliser les villes, à favoriser le lien social et à promouvoir une alimentation plus locale et durable, en dehors des rouages contraignants, non équitables et prédateurs de la grande distribution. Cette jeunesse donne l’exemple par une action constructive génératrice de vie et de solidarité, à l’opposé des militants climatiques qui mènent des opérations stériles et agressives en se collant les mains sur le bitume.
Ainsi, en changeant de grille de lecture, en mesurant la capacité des peuples à interroger les récits médiatiques officiels et à agir hors du cadre imposé, le classement serait bouleversé : l’Europe de l’Ouest, souvent classée «hautement consciente» par les sondages institutionnels, ressort plus bas, car sa sensibilité affichée à certains sujets traduit souvent une conformité intellectuelle plutôt qu’une autonomie de pensée.
À l’inverse, l’Amérique latine, plusieurs pays de l’Est ou l’Afrique, moins progressistes selon les normes globalistes, peuvent afficher un niveau de conscience plus élevé, car elles conservent un rapport plus direct au réel, une résistance à la peur imposée et une culture de l’initiative autonome. Le bon vieux «système D», la débrouille… est un accélérateur naturel d’intelligence. La débrouillardise nourrit l’autonomie en libérant de l’attente que quelqu’un d’autre vienne régler les choses. On devient artisan de ses solutions, maître de ses choix. Et, à force d’observer, d’écouter et de décoder les signes autour de soi, elle éveille une conscience plus fine du monde, là où chaque imprévu devient une boussole intérieure. Dans un univers saturé de dépendances et de réponses toutes faites, la débrouillardise reste un marqueur essentiel de conscience chez ceux qui veulent vivre libre, lucide et debout. Si je devais réduire la cartographie de la conscience mondiale à trois critères, je choisirais la débrouillardise, la spiritualité et l'humour.
Les lauréats de la conscience collective la plus haute
Loin des capitales occidentales souvent citées en exemple, ce sont l’Inde, le Mexique, l’Argentine ou encore le Sénégal qui montent sur les premières marches du podium. Ces pays, malgré leurs crises ou leurs imperfections, cultivent un rapport direct au réel, une vitalité culturelle et un goût pour le débat qui résistent aux narratifs mondialisés.
L’Inde, en particulier, conjugue diversité linguistique et religieuse, héritage civilisationnel et modernité numérique sans se laisser entièrement absorber par le moule global. Ici, la conscience collective ne se mesure pas au nombre de slogans repris en chœur, mais à la capacité de penser par soi-même, de préserver ses racines et de questionner sans relâche les évidences imposées.

En géopolitique, l’Inde affirme son indépendance en jouant une diplomatie d’équilibriste: elle refuse de s’aligner pleinement sur les blocs occidentaux ou russes, négocie avec tous selon ses intérêts, et défend une vision multipolaire du monde. Elle maintient ses achats d’énergie à la Russie malgré les sanctions, développe ses propres industries stratégiques, et participe aux BRICS comme contrepoids aux institutions dominées par l’Occident, tout en restant partenaire des États-Unis quand cela sert ses objectifs.
Le visionnaire et philosophe Rudolf Steiner l'avait bien perçu. Il avait déjà évoqué dans plusieurs conférences, notamment entre 1917 et 1924, comment certaines cultures incarnent des étapes de l’évolution de l’âme humaine. Il avait dessiné les contours d’une géographie spirituelle où chaque région du globe incarnerait une mission particulière sur ce chemin. L’Orient (Inde, Iran) serait le gardien des mémoires des époques anciennes, de la sagesse spirituelle originelle. Cette région du monde serait reliée à l’âme de sensibilité et à une conscience cosmique.
L’Europe centrale (notamment l’Allemagne, mais aussi l’Autriche et une partie de la Suisse) serait porteuse de l’âme de conscience, étape clé où l’individu se dote d’une autonomie spirituelle et morale, destinée, selon Steiner, jouer un rôle central dans la future évolution planétaire. Mais il mettait aussi en garde: cette mission pouvait être pervertie si la Mitteleuropa se laissait happer par des forces purement économiques ou militaristes, se plaçant au service d’intérêts étrangers. Ce qui semble, hélas, être le cas avec son alignement politico-militaire sur l’OTAN contre la paix en Ukraine et son redéploiement énergétique à forte dépendance extérieure, après s'être auto-sabordée en participant indirectement au sabotage du Nord Stream, entraînant l’arrêt de son importation de gaz russe par pipelines.
L’Ouest (Angleterre, Amérique) selon Steiner cristalliserait le développement des forces de l’intellect et de l’individualisme, avec un risque de matérialisme excessif, mais aussi la capacité d’innover dans l’organisation sociale et technique.
Est-il possible de calculer la Grâce?
Mesurer les «états de grâce» d'une population, indicateur imparable d'un haut niveau de conscience, relève presque de l’archéologie de l’invisible. Impossible de se contenter des outils classiques: il faut traquer les éclats de lumière dans les recoins numériques et culturels et aucune machine ne permet encore à ce stade d’y parvenir.
Têtue et jusqu'au-boutiste, j’ai fait une tentative par une analyse des mots-clés comme «illumination spirituelle», «réalisation de soi» ou «expérience mystique» sur Google Trends, Baidu ou Yandex dans le but de révéler des foyers de quête intérieure. Les résultats ne sont pas mirobolants, mais permettent une légère esquisse. En tête de liste, se placent l’Inde et le Népal, avec leurs hauts lieux de pèlerinage (Varanasi, Bodh Gaya, Katmandou) et leur ferveur populaire ininterrompue. Les recherches autour de «moksha» (libération spirituelle) et «méditation» y sont parmi les plus élevées du monde, traduisant une quête d’union avec le divin profondément ancrée.
Suit le Bhoutan, premier pays à inscrire le bonheur national brut comme objectif politique. Les données de recherche montrent un intérêt constant pour la méditation et les enseignements bouddhistes appliqués à la vie quotidienne.
Le Japon prend la troisième place avec un fort intérêt pour ses pratiques de contemplation (ikebana, chanoyu, jardin zen) qui transforment le quotidien en rituel. Se bousculent des mots-clés comme «zen», «wabi-sabi» et «harmonie» associés à des recherches liées à la beauté simple.
En Amérique latine, ce sont le Mexique et le Pérou avec leur mélange de traditions précolombiennes et chrétiennes, leurs fêtes, musiques et rituels collectifs où l’on observe une recherche élevée autour de termes comme «guérison spirituelle» et «cérémonies sacrées».

Au Brésil, la vitalité de ses mouvements spirituels (Umbanda, Santo Daime, mouvements charismatiques chrétiens) se remarque par un fort usage des réseaux sociaux pour partager des expériences mystiques et des chants collectifs.
Europe, l’Italie et l’Espagne sont perçus comme des foyers contemplatifs avec leurs hauts lieux du catholicisme mystique, pèlerinages vers Saint-Jacques ou Assise. Les recherches autour de «expérience mystique» et «prière contemplative» y persistent, même dans un contexte de sécularisation.
Aux États-Unis et au Canada, on observe une montée des mouvement du self-realization et des retraites de méditation, combinant bouddhisme importé, tradition chrétienne contemplative et psychologie humaniste. Les mots-clés comme «awakening» et «spiritual retreat» sont clairement en hausse.
En Iran, les VPN révèlent des recherches autour de «illumination spirituelle» et «union divine» malgré la censure. La poésie mystique persane, les traditions soufies clandestines résistent à l’oppression du régime des mollahs et laissent de timides mais réelles traces numériques.
En Russie, on observe une forte présence de recherches liées à la spiritualité orthodoxe et à la méditation dans des contextes culturels variés.
Et l’humour, dans tout cela ?
Enfin, je me suis demandé si les pays qui avaient le plus d’humour n’étaient pas aussi ceux qui avaient un niveau de conscience élevé ? Pour moi, l’humour est bien plus qu’un simple produit de divertissement: il est un signal de liberté intérieure, de bonne santé mentale et morale.
La société américaine Remitly a conduit une étude auprès de plus de 6 000 adultes répartis dans 30 pays, utilisant le Humour Styles Questionnaire (HSQ), un outil psychologique validé pour mesurer quatre styles d’humour (affiliatif, autovalorisant, agressif, autodépréciatif).
Parmi les résultats : la République tchèque obtient le score le plus élevé avec 72,33/112, se classant en tête mondiale. Lui succède le Portugal, l'Irlande, la Belgique et le Chili. L’Afrique du Sud afficherait une belle capacité à trouver de la légèreté même dans les situations les plus difficiles, un rire collectif et résilient caractérisé par la fréquence des emojis joyeux.
Pour avoir arpenté le monde, mon palmarès personnel couronne les Égyptiens, les Indiens, les Belges, les Brésiliens et les Africains en général. Sans oublier le peuple perse et l’Iran, empreint d’humour et de sagesse à l’image du célèbre Nasreddin, héro comique qui déjoue l’ego et ouvre la porte à la conscience. Ses blagues sont au menu à toutes les tables iraniennes ou presque.
Un portrait humain en perpétuel évolution
L’essor de l’IA et ce que les hommes vont en faire, la régulation d’Internet, l’éducation spirituelles des citoyens du monde sont autant de chantiers qui détermineront si nous allons vers une conscience partagée éclairée et unifiée, ou vers une plongée en eaux troubles de la conscience collective.

Quoi qu’il en soit, la cartographie 2024 de la conscience collective n’est qu’un instantané, celui d’une humanité en perpétuelle évolution. Jamais figée, notre conscience globale se réinvente au rythme des innovations technologiques, des défis planétaires et surtout, des prises de conscience sur nos origines, le sens de la vie et la nécessité d’un retour au sacré.
Comprendre cela, c’est déjà commencer à entrevoir comment mieux nous guider vers un destin commun choisi plutôt que subi. En définitive, cartographier l’âme collective de l’humanité, c’est d’abord apprendre à se connaître soi-même pour se connaître ensuite ensemble, condition sine qua non pour écrire un futur partagé. "L'ascension spirituelle est individuelle. Elle n'est pas collective. Ce n'est pas 3 millions de personnes qui vont faire basculer la planète vers quelque chose que les autres n'ont pas cherché à atteindre. En revanche, si vous formez une faction d'éveillés suffisamment puissante et un égrégore suffisemment bénéfique, vous allez jouer sur l'inconscient collectif et vous allez favoriser l'éveil de vos frères et soeurs, qui petit à petit, se tourneront vers le Dieu vivant" explique Ulrik, se présentant comme un avatar actuel. "Le taux vibratoire planétaire moyen est de 80'000 unités Bovis. C'est le même taux qu'un être humain moyen qui ne fait aucun travail pour évoluer. Un être qui recherche la vérité sur Terre atteint un taux vibratoire autour de 200'000 et plus. Jésus et Bouddha vibraient à partir de milliards d'unités Bovis", poursuit Ulrik. C'est dire si nous vibrons encore très faiblement, même pour les plus évolués d'entre nous. Raison de plus pour continuer cette quête.
Rejoindre les rangs de ceux qui cultivent une conscience vivante commence par un acte intime et radical : reprendre possession de son propre regard d’une part, de sa souveraineté d’autre part. Cela exige d’oser douter de tout ce qui est présenté comme indiscutable, de retrouver le goût des faits bruts, de la lenteur du discernement et de l’humour non politisé réhabilité sur la place publique.
C’est apprendre à respirer hors du brouillard des injonctions médiatiques, à ne pas confondre information et persuasion, et à se forger une boussole intérieure qui ne se vend ni ne se loue. De Socrate, qui invitait à «connais-toi toi-même» pour échapper aux opinions toutes faites, à Gandhi, qui démontra la puissance d’une désobéissance non violente, en passant par Vaclav Havel, Nelson Mandela, Coluche ou la philosophe française Simone Weil, tous nous ont montré qu’il est possible de sortir d’un système de prédation sans perdre son humanité.
Ils ont prouvé que l’autonomie et l’esprit critique ne sont pas des luxes pour intellectuels, mais les conditions mêmes d’une vie digne. Redevenir des humains libres et conscients, c’est se rappeler chaque matin que la véritable émancipation n’attend pas une permission. Elle commence dès l’instant où nous choisissons de penser par nous-mêmes et d’agir en accord avec ce que notre conscience sait juste.
Alors, peu importe les frontières tracées sur nos atlas politiques ou économiques, la seule carte qui vaille vraiment est celle que nous dessinons chaque jour en nous-mêmes : une cartographie vivante de nos choix, de nos valeurs et de notre courage, où chaque pas hors de la matrice est un territoire conquis sur la peur. Isabelle Alexandrine Bourgeois PS: Prochainement, je vais approfondir cette thématique dans le cadre d'un entretien -vidéo avec Marion Saint-Michel, psychologue clinicienne et auteur du livre "Gouvernance perverse".




le marketing US nous a vendu le concept IA comme un esprit aussi matériel que très supérieur.
Mais, qu'est le marketing US. La définition IBM précise : méthode de maîtrise et de conquête d'un domaine économique rentable. Or le cerveau humain agit sur 3 pieds : logique, mémoire et conscience. Nous constatons tout de suite un abus redoutable : Il n' a aucune conscience dans l'IA. Il faut donc savoir qu'il SE CACHE dans l'unique cervelle du concepteur qui donc peut à loisir manipuler les foules, les peuples, selon la sienne ou sa volonté. La guerre se retrouve à un tout autre niveau. Un pays de si vieille culture comme la France voit ses valeurs profondes torpillées "innocemment" car e…