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L’aube d’une médecine reconquise: le mouvement MEHA rallume la flamme

À l’heure où l’Europe vacille entre technocratie et perte de sens, le Dr Louis Fouché revient sur le devant de la scène avec MEHA, Make Europe Healthy Again, un mouvement qui ambitionne de remettre le facteur humain au centre du soin. Ami de longue date, éclaireur durant la nuit Covid et tuteur moral pour des millions de personnes, il poursuit aujourd’hui son engagement avec une vision renouvelée: celle d’une santé libre, humaine et consciente.


Lorsque je repense à ces soirées de 2022, à l'occasion des conférences organisées par PlanetPositive, je me souviens du regard de Louis Fouché. Il y avait dans ses yeux une lueur de veilleur et de lutteur, celle d’un homme qui avait vu la longue nuit venir, prêt à protéger la liberté de se soigner au prix qui lui en a coûté sur le ring. Louis a reçu des coups, mais est toujours resté debout. Et il revient sur le devant de la scène, la tête haute et armé d'une nouvelle sagesse forgée aux feux des années Covid. À ses côtés, j’ai eu le privilège et l’amitié de l’inviter à débattre, partager, explorer ce que signifie être humain en santé.


L'interview ci-dessous explore les fondements de MEHA (Make Europe Healthy Again), la vision d’une médecine réhumanisée face à la montée des algorithmes, et la manière dont Louis Fouché propose de restaurer le bon sens, la confiance et la dignité dans le soin. Elle se conclut sur un regard intime: comment il a traversé les attaques, ce qui le porte aujourd’hui, et où il souhaite mener ce nouvel élan francophone et européen pour la santé.


Un éclaireur dans la tempête

Durant la crise Covid, le Dr Louis Fouché s’est imposé, pour beaucoup, comme un phare dans la nuit. Alors que les protocoles se succédaient, que le silence des soignants pesa et que les chaînes d’information amplifiaient l’angoisse, il tenta de rappeler une évidence trop vite oubliée: le soin est d’abord une relation, un regard, un corps, un esprit. Il devint pour des millions de personnes, soignants, patients, citoyens, un tuteur d’autonomie, d’interrogation, parfois de résistance. Mais ce chemin ne fut pas sans prix: mis à l’écart de ses pairs, attaqué dans les médias, exclu de certains cercles professionnels, il paya cher sa prise de parole publique. Même à mon humble niveau, j'ai été également ciblée par ses détracteurs pour me décourager, m'intimider et m'obliger à renoncer à l'inviter en conférence. En vain. En février 2024, une quinzaine d’élus de gauche du Conseil communal lausannois — principalement du Parti socialiste et d’Ensemble à Gauche — ont publié une lettre ouverte adressée à la Municipalité de Lausanne au sujet de la venue de Louis Fouché pour une conférence que j'avais organisée à Aubonne.

Dans ce courrier, ils exprimaient leur inquiétude face à ce qu’ils décrivaient comme des prises de position «antivax» et demandaient aux autorités de se montrer vigilantes sur le contenu de l’événement, certains allant jusqu’à appeler à empêcher ou faire annuler la conférence.


Cette démarche a déclenché une polémique romande autour de la liberté d’expression et du rôle des élus dans l’arbitrage du débat public, plusieurs médias notant que la soirée était organisée hors du cadre institutionnel et que l’intervention politique ressemblait, pour ses soutiens, à une tentative de mise sous tutelle de la parole dissidente. Heureusement, la commune d'Aubonne nous avait laissé dérouler notre événement, sans le moindre incident, évidemment!

Il faut croire que certains socialistes (et Verts) sont devenus si persuadés d’incarner la vertu qu’ils s’autoproclament gardiens du Bien et distributeurs officiels de la parole acceptable. La liberté d’expression? Oui, bien sûr… à condition qu’elle répète leur catéchisme. À ce stade, ce n’est plus un parti: c’est une secte 2.0 qui excommunie quiconque ose penser autrement.


De la conférence à l’appel européen

En avril 2022, lors de la conférence «Humain augmenté ou humain conscient, quel choix pour demain?» avec Matthias Faeh, organisée par PlanetPositive, Louis nous invita à réfléchir ensemble à ce que devient une médecine qui s’éloigne de l’humain en tant que sujet pour le réduire à ressource, à algorithme ou à corps augmenté.

Lors d’un autre moment intitulé «Comment guérir une médecine malade?», avec Jean-Dominique Michel, il proposa que la crise sanitaire soit l’opportunité d’une bifurcation : non pas revenir à l’ancien modèle, mais concevoir une santé libre, souveraine, intégrée.

Et dans «L’humain : source ou ressource?» il développa l’idée qu’il ne suffit pas de réparer des machines, de raccorder des données, de multiplier des pixels: il faut réapprendre à écouter, à sentir, à marcher ensemble.


Aujourd’hui, cette vision se transpose à une échelle plus large, plus collective, avec la création de Make Europe Healthy Again (MEHA) — un mouvement européen qui entend redonner à l’Europe sa capacité à penser la santé comme bien commun, non comme produit.


Un pont entre l’expérience et l’avenir

Le lancement de MEHA à Bruxelles, au Parlement européen, marque plus qu’un simple événement: c’est l’aube d’une nouvelle alliance entre citoyens, professionnels de santé et institutions, pour dessiner une Europe qui choisit de renouer avec le bon sens, l’éthique et l’autonomie. Dans ce cadre, Louis, fort de son vécu de terrain — aux urgences, en réanimation, face à la souffrance, mais aussi face à l’exclusion — apporte une légitimité intime: il sait que la médecine ne peut être saine que si celle-ci est d’abord libre de son esprit.


Il appelle à ce que l’algorithme ne devienne pas maître, que la machine ne remplace pas le souffle, que le soin ne devienne pas un contrat. Il appelle à l’audace, à sortir de la peur, à se réapproprier notre santé. Cette invitation résonne aujourd’hui au cœur de MEHA: «Europe», dit-il, «ne signifie pas uniformité: cela signifie communauté de destin, de choix, d’engagements.»

Dans ce sens, son chemin d’hier — l’isolement, la critique, la mobilisation — devient le fondement d’un avenir possible.


Vers deux grandes conférences en 2026

Et puisqu’il n’y a pas de changement sans parole, Louis nous annonce déjà deux grandes conférences pour 2026 organisées par Planetpositive (bientôt disponible en ligne): l’une consacrée à la mort, l’autre à l’empreinte de l’intelligence artificielle dans le soin, dans la fin de vie, dans notre humanité même, en tandem avec Matthias Faeh, expert en IA. Deux thèmes «forts», dit-il, «parce qu’ils nous relient à notre finitude — et qu’ils nous révèlent notre responsabilité collective.»

En ce sens, MEHA n’est pas seulement une réponse à la crise sanitaire-économique: c’est une invitation à repenser notre façon d’être au monde, de prendre soin de la vie, de la souffrance, et du lien entre tous.



 
 
 

4 commentaires


cathy.rebotton
il y a 3 jours

Devant moi, je vois le vent souffler 💨les nuages sombres 💭 et j'entre aperçois le soleil ☀️ se lever, comme une Joie 😊 annoncée.

Oui, comme le dit Blandine, Louis a ce don de nous mobiliser. Merci !

Ma part quotidienne sera à partir d'aujourd'hui, à chaque 10h10 de ma vie💫, de me connecter à l'immensité de MEHA et de tous ses acteurs aussi discret que je le serai moi-m'aime.

Merci infiniment 🙏 Isabelle pour ce Magnifique 10h10 tellement inspirant 🍀🪷🍀


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Merci pour ce partage très inspirant! Cela me réjouit beaucoup que mon petit rituel de 10h10 puisse en inspirer d'autres à se relier à plus quand que soi et à dire MERCI, au-delà des embellies et des orages. Merci Cathy!

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Dans cet entretien, j'ai senti à la fois la variété des possibilités créatrices, qui donne des ailes, et le contact avec le réel, qui entraîne l'action. Ces deux directions s'unissent pour donner l'envie, nourrir l'élan, et passer à l'action dans la joie en se sentant en paix : quel message inspirant que Louis FOUCHE a transmis, car il le vit ! Merci du fons du coeur !

Blandine

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Merci Blandine! 🙏

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